jeudi 1 juillet 2010

La Route des Andes

Dimanche 20 Juin :

Réveil à 7h15. Dur ! Je pensais souffrir rien qu’en descendant du lit, mais finalement je n’ai pas eu trop mal aux jambes de la veille.

Petit pincement au cœur : mes deux compagnons de chambrée s’en vont aujourd’hui : José à 11h, Daniel à 19h. Ils ne sont évidemment pas réveillés et ne seront plus là quand je rentrerai : je ne peux donc pas leur dire au revoir avant de partir ! Heureusement, Alicia sera encore là, ça m’évitera de me retrouver toute seule au milieu des 6 lits la nuit suivante…

Daniel m’avait dit la veille qu’il faisait très froid (bon cela dit, j’ai eu des doutes, étant donné qu’il est brésilien, c’est clair qu’il n’est pas habitué à des températures négatives et puis ici, dès qu’il fait en dessous de 10°C, c’est limite si les gens ne sortent pas leur doudoune !). J’avais quand même prévu le coup, parce que mon petit coupe-vent est bien, mais c’est pas un manteau d’hiver, non plus. Me voilà donc prête à partir avec sous-pull+t-shirt+polaire+manteau + 2ème polaire dans le sac : j’étais finalement bien contente de l’avoir embarquée avec moi !

Après avoir pris un petit café avec une sorte de pain un peu pas très bon, petit tour sur internet en attendant qu’on passe me chercher.

8h, le guide (Ezequiel) sonne enfin : me voilà donc partie pour une journée inoubliable… En sortant de l’hôtel, il m’adresse deux trois mots en français : me voilà totalement larguée ! Si on me parle en trois langues différentes, mon cerveau n’est plus capable de gérer… !

En montant dans le minibus, il ne reste que 2 places tout au fond, j’ai donc galéré pour aller m’asseoir puisque le charmant couple mexicain installé devant moi n’a pas daigné remonter ses sièges… (Chris, j’ai rien contre les mexicains, hein ! C’est juste qu’eux étaient très chiants) Enfin il s’est finalement avéré que c’était une place plutôt stratégique : parfaite pour prendre des photos et des films, même si c’est dans le sens inverse de la marche !

Après avoir présenté rapidement le déroulement de la journée, le guide explique qu’il s’exprimera d’abord en castellano, puis en anglais, étant donné qu’il y a… Une seule et unique anglophone : une Irlandaise. La pauvre ne parlait pas du tout espagnol ! Encore une fois, c’était tout bénef pour moi : tout ce que je ne comprenais pas en espagnol était complété par l’anglais. C’est là qu’on se rend compte de la chance que ça représente de savoir parler plusieurs langues… (Enfin de les comprendre, parce que pour ce qui est de les parler, y a encore des progrès à faire !)

Commence alors un voyage simplemente maravilloso… Alors bien sûr, on était 22 ou 23 dans le minibus et devait y en avoir 3 ou 4 qui se suivaient, donc ça faisait très « touriste », mais j’en ai pris plein la vue, et en faisant comme ça, je suis sûre d’avoir vu le plus important…

 

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Tout commence par un lever de soleil…

 

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… Sur la pré-Cordillière.

 

Premier arrêt (en compagnie d’autres bus et minibus : le but du jeu est de ne pas se planter en remontant !) pour prendre quelques photos : là, ça caillait déjà sévère !

 

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Tête dans le pâté… Oui ben j’avais pas beaucoup dormi, hein !

 

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Puis retour dans le bus, avant le prochain « site » : le lac artificiel de Potrerillos, lac sans lequel la ville de Mendoza ne pourrait pas exister puisqu’il l’alimente en eau destinée à tous usages.

 

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Premières images à en couper le souffle…

 

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Le lac de Potrerillos

 

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De l’autre côté de la route…

 

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L’Irlandaise a commencé à « parler » avec des Argentines, mais elle ne parlant pas espagnol et les trois autres ne parlant pas anglais, le dialogue n’était pas très fructueux… Je suis donc allée la voir pour savoir d’où elle était, mais il a fallu que je lutte : les mots me venaient en espagnol ! Et puis quand on dit l’accent irlandais, c’est vrai : obligée de lui faire répéter à chaque fois parce que je ne comprenais pas ce qu’elle me disait ^^’

Puis retour dans le minibus, à nouveau, pour une 50aine de km, direction Uspallata. 50 km où l’on en prend plein la vue, et où l’on n’a pas le temps de s’ennuyer tellement les paysages sont époustouflants…

 

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Et enfin, l’arrivée à Uspallata, village où Brad Pitt a tourné 7 Ans au Tibet… Eh oui, c’est vachement l’Himalaya, hein ! Arrêt pendant environ une heure, histoire de prendre un petit café pour ceux qui le souhaitent et surtout, louer des vêtements de ski… Eh oui ! Et croyez-moi, c’était pas du luxe ! Pour 55 pesos (11 euros), me voilà donc avec une salopette, des bottes et des gants : j’étais heureuse d’avoir mes 2 polaires sur le dos + la salopette, qui tenait quand même un peu le ventre et le bas du dos au chaud !

 

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Uspallata

 

Puis encore le bus, avec des paysages et des couleurs à vous couper le souffle…

 

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Le petit « filet » d’eau, là, c’est le Rio Mendoza !

 

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Au bout d’un moment, on fait un petit crochet par rapport à la route principale pour passer par une route caillouteuse, qui est en réalité l’ancienne route, juste avant de découvrir Picheuta, un coin super joli avec un pont de pierre rempli d’Histoire qui traverse le Rio Mendoza… Alors bien sûr le guide racontait tout ça pendant le trajet, mais j’étais tellement absorbée par le paysage que je n’en ai entendu que des miettes, ce qui fait que je n’ai pas trop compris… Mais comme il n’avait dit tout ça qu’en espagnol, il devait expliquer le tout en anglais pour l’Irlandaise, chose qu’il a faite une fois sur place. Je me suis donc jointe à eux, et c’est super classe d’avoir un guide privé :D Bon je n’ai pas tout compris malgré tout, c’est assez complexe et quand on n’y connait rien à l’Histoire du pays, c’est pas facile de suivre ! Je me souviens qu’il a parlé de Bonaparte, à un moment… Et des Irlandais aussi !

 

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Les gens marchaient dur le Rio Mendoza, qui était gelé ! J’ai pas voulu tester… (Oui, ça fait un peu piège à touristes, quand même…)

 

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En amont du pont de l’ancienne route

 

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Et retour sur la route…

 

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Passage par Punta de Vacas, frontière administrative avec le Chili, bien que l’on soit encore en Argentine pendant encore une vingtaine de kilomètres… Il y a un nombre de camions impressionnants, en attente de l’autorisation pour pouvoir passer soit du Chili en Argentine, soit de l’Argentine au Chili. Il y a même des « hôtels à camions » : grands parkings avec tout plein de camions, bien sûr. Pour info, cette route est la seule qui mène au Chili et jusqu’en… 1884 je crois, il fallait faire tout le tour de la Cordillère pour passer d’un pays à l’autre !

 

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Et petit aperçu du volcan Tupungato, 6 800m d’altitude :

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Puis premier aperçu de la neige, en continuant vers la station de ski de Los Penitentes, dont les pistes étaient fermées car pas assez enneigées.

 

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Arrivée à la station à 12h30. On a 1h pour profiter de la neige. Il y avait moyen de louer des luges à Uspallata, ce que plusieurs personnes de l’excursion ont fait. Moi je ne savais pas, et puis faire de la luge tout seul, ça va bien un peu, mais au final ça devient vite long ! Du coup, je me suis un peu baladée. Au début j’étais avec l’Irlandaise, je me suis excusée de ne pas réussir à parler anglais parce que j’étais habituée à parler espagnol mais elle a bien compris et m’a dit qu’il n’y avait pas de problème. Au final on n’avait pas grand-chose à se dire, donc on est parti chacune de notre côté.

 

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J’ai pas pu résister…

 

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Pitite pensée pour l’école

 

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Los Penitentes, 2 600m d’altitude

 

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Pas pu résister non plus… Mais mon appareil photo a voulu faire la même chose, et il m’a fait une belle frayeur ! Heureusement, pas de bobo…

 

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J’ai rempli ma première carte d’appareil photo à ce moment-là… J’étais donc bien contente d’en avoir achetée une autre, de 2Go cette fois, à Cordoba le week-end précédent !

Après avoir attendu le couple mexicain qui avait 10 min- ¼ de retard par rapport l’heure de rendez-vous (oui je sais, la ponctualité et moi ça fait deux, mais quand je suis en groupe, en général, j’essaie d’être à l’heure !), nous voilà partis pour aller jeter un œil à l’Aconcagua, plus haut sommet du Monde après l’Everest : 6 959m. Le Mont-Blanc à côté, c’est de la rigolade !

 

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C’est le Mont tout au fond. Bon alors on dirait pas comme ça, mais c’est la perspective qui fait ça !


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Pour faire la photo, on était à 2 850m. Encore une petite grimpette en minibus pour arriver au village de Las Cuevas, dernier hameau avant la frontière chilienne où l’on a mangé, à 3 150m d’altitude. D’ailleurs, la file de camions est monstrueuse, et ils ne peuvent bien évidemment pas rouler trop vite parce que bien que la route soit super bien dégagée, il reste des risques ! 8km au-dessus, il y a une statue immense du Christ apparemment, mais on n’a pas pu y monter à cause de la neige. Daniel m’avait parlé d’un lieu où ils n’avaient pas pu aller la veille, mais je n’avais pas compris ce que c’était. D’ailleurs je ne suis même pas sûre de l’avoir compris durant l’excursion : c’est sûrement en en rediscutant après ou en lisant mon fidèle Guide que j’ai fait le lien !

Enfin bref, il était temps d’arriver : il devait être 14-15h et je n’avais rien dans le ventre depuis 7h30, mine de rien !

 

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Alors là, un petit cours d’espagnol s’impose. Bien que je suppose que feos et lindas soient autant utilisés en Argentine que male et female aux USA, il me semble important de préciser qu’en castellano, linda = belle et feo = moche... Ca veut donc tout dire ! :)

 

J’ai pu servir d’interprète à l’Irlandaise pendant le repas : première fois de ma vie que ça m’arrive, et le tout en deux langues étrangères : la classe ! Bon c’était pas grand-chose hein… Juste pour traduire ce que le serveur disait, mais c’est un premier pas !

 

Enfin, le guide nous avait réservé le meilleur pour la fin : Puente del Inca. On était déjà passé devant à l’aller, mais il nous avait prévenus qu’on ne le ferait qu’au retour, pour garder le meilleur pour la fin, justement. Nous voilà donc arrivés sur le site, à 16h. Le guide nous dit qu’il va nous expliquer rapidement dehors, puis qu’on a 1/2h sur place, soit jusqu’à 16h30. Le problème est qu’il y a un vent monstrueux et très froid, et même en étant juste à côté de lui, j’ai du mal à comprendre ce qu’il dit ! Mais bon, ça reste un site hyper impressionnant malgré tout, et même si y avait beaucoup de vent, je ne voulais pas repartir sans en avoir profité !

 

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Oui, en photo comme ça, on croirait que c’est une maquette. Moi aussi j’en ai eu l’impression, quand Nadia m’avait montré les photos de quand elle y était allée ! Mais en vrai, c’est vraiment impressionnant, et vraiment magnifique.

Petite explication : le pont N’A PAS été construit par les Incas. C’est complètement naturel. Il s’appelle comme ça parce qu’il était sur la route que les Incas empruntaient pour aller je sais pas où, il me semble.

Pour ce qui est de sa formation, rien n’est certain mais l’hypothèse la plus probable est qu’à la base, des sédiments se soient accumulés sur la glace qui s’était formée et qu’au fil du temps, les sédiments se soient minéralisés. Puis quand la glace a fondu, le pont est resté. Mais d’après ce que je viens de lire dans le Guide du Routard, la version est toute autre… Les avis divergent donc ! Avant, il était possible de le traverser et d’entrer dans le bâtiment qui est de l’autre côté, mais c’est interdit depuis 2006 car, d’après ce que j’ai compris, il y aurait des blocs de glace qui se forment à chaque extrémité du pont, et celui-ci risquerait de s’écrouler à tout moment. Dommage…

 

Allez, encore un peu de culture : sur la sixième photo, vous pouvez voir des ruines : il s’agit des ruines d’un hôtel construit en je ne sais plus quelle année, qui a été détruit par une avalanche. La petite chapelle y a résisté miraculeusement et un autre hôtel a été reconstruit : celui que vous pouvez voir à côté du pont. Je crois qu’il y avait des thermes dans cet hôtel, mais je ne suis pas sûre !

Dernière petite chose : toutes ces couleurs, ce sont bien sûr les minéraux contenus dans l’eau, qui les font apparaitre… Je ne saurai pas vous dire lesquels à part le cuivre. Fer, peut-être ?

 

Petit passage par les vendeurs de souvenirs avant de retourner au minibus :

 

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Encore une fois, je n’ai pas pu résister à repartir avec un truc du coin… Il ne m’aura servi qu’entre le hameau et le bus, même si j’en aurais eu besoin plus tôt, mais je m’en fiche, il est beau !

 

Enfin, nous voilà sur le trajet du retour. Alors que le guide nous annonce qu’il va arrêter de parler pour nous laisser dormir, je préfère continuer à profiter des paysages car bien que ce soit les mêmes qu’à l’aller, la lumière n’est pas la même, ce qui en fait des vues totalement différentes. Malheureusement, la vitre était crade, ce qui fait que je n’ai pas pu prendre autant de photos que j’aurais voulu, mais je garde les images en tête !

 

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Coucher de soleil sur Uspallata (fallait bien rendre les vêtements qu’on avait loués !)

 

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Je suis arrivée à l’hôtel vers 19h30-20h : j’avais le mouron ! J’avais du mal à redescendre de mon petit nuage et personne à qui raconter tout ça. Après avoir glandouillé sur Internet, j’ai demandé à Alicia à quelle heure fermait la superette à côté. Elle m’a répondu 22h. Je suis donc allée tranquillement prendre ma douche et je me suis décidée à sortir à 21h30. Sauf qu’on était dimanche, et que le dimanche, ben ça ferme à 13h… Comme je n’avais VRAIMENT pas le courage d’aller en centre-ville et que j’étais un peu ric-rac niveau sous, j’ai commandé un hamburger et un coca dans un boui-boui qui ne devait sûrement pas être ISO 22 000, où on était 2 clampines chacune à notre table… Mais bon, le hamburger n’était pas si mauvais que ça (même meilleur que chez McDo !) et je n’ai pas été malade, donc ça va ! Le tout pour 15 pesos (3 €), je ne vais pas me plaindre…

 

Puis après avoir fait un petit (mais alors vraiment petit) tour, je suis rentrée à 22h. Cette fois, Alessandro était là ainsi que Daniel (l’Argentin qui bosse le soir) et d’autres personnes : je suis donc restée avec eux, heureuse de ne pas passer ma soirée toute seule ! (D’autant plus que je n’avais même pas pris un bouquin, au cas où…) J’ai pu boire encore un peu de vin, reste de la veille (qu’Alessandro avait bien entamé, je crois même qu’il l’a fini…), mais j’étais vraiment claquée, du coup je suis allée me coucher vers 0h30 – 1h, sachant que je devais être partie de l’hôtel le lendemain avant 10h, pour ma dernière journée à Mendoza… Qui fera l’objet de mon prochain article !

 

Pour plus de photos (mais je vous ai déjà pas mal gâtés) : http://www.facebook.com/album.php?aid=2059209&id=1059328868&l=a4a820f5e5

Posté par LaHyeNe51 à 18:06 - - Commentaires [3] - Permalien [#]


Commentaires sur La Route des Andes

    Mr Renne devait être heureux dans la neige ! sans même avoir à tirer le traineau !

    Posté par momon & p'pa, vendredi 2 juillet 2010 à 23:42 | | Répondre
  • Et ben, que des aventure encore. Il y a vraiment des beaux paysages, tu as bien de la chance d'en profité. Ca me fait bien plaisir que tu profite de ton séjour. Je suis bien d'accord sur le foot, ils sont trés nul cette année.
    Bisou et au prochaine avanture

    Posté par Anaïs, mardi 6 juillet 2010 à 23:58 | | Répondre
  • C'est bien gentil de t'éclater à l'autre bout du globe, et de te promener et faire ta craneuse, mais nous derrière nos petits ordis en France on s'ennuie, on attend la suite avec impatience!!!

    :p
    Bisous poulette

    Posté par Caro, mercredi 14 juillet 2010 à 18:59 | | Répondre
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