Nénène à l'étranger

mardi 10 août 2010

Córdoba

Il faut que je vous raconte mon week-end à Córdoba !

Bon, alors là je suis bien embêtée parce que je n’ai pas encore parlé de cette ville, alors que j’y suis allée trois fois ! Le fait est que les deux premières fois ne m’en ont pas laissé un souvenir extraordinaire et que par conséquent, je n’ai pas pris la peine/le temps de raconter tout ça. Peut-être que si le cœur m’en dit, je raconterai ça à la suite, mais étant donné que mon stage touche à sa fin et que j’ai encore un autre article à préparer, ça m’étonnerait…

 

Commençons pas le commencement : quasiment dès le début de mon stage Diego, un collègue du boulot, m’avait dit qu’ils prévoyaient un week-end fin juillet à Córdoba avec sa copine/femme (en fait je sais pas s’ils sont mariés ou pas, donc je l’appellerai par son prénom, même si je ne suis pas sûre que ce soit le bon : Eugenia). J’avais bien sûr accepté l’invitation.

 

Après m’en avoir reparlé dans la semaine, il m’a annoncé que je devais réserver une place où dormir, parce que là où ils allaient, ils n’avaient pas de place pour moi. Pas grave, j’avais des adresses d’auberges ! Mon seul problème est que je n’avais pas le modem le soir, il a donc fallu que je réserve depuis le boulot… Et cette fois-ci, j’ai changé d’auberge pour une qui me semblait plus sympa que celle où j’étais allée les deux fois précédentes.

Petite explication : lors de mon premier week-end à Cordoba, j’avais atterris au Baluch backpackers, que j’avais trouvé sur Hostelworld.com et qui m’avait paru sympa… Sauf qu’en fait, je n’avais pas du tout aimé, parce que la plupart des gens parlaient anglais et que pour moi, c’était impossible de communiquer car habituée à parler espagnol… En plus, c’était hyper bruyant et j’avais très mal dormi bref, je m’étais dit que je n’y reviendrais pas. Et pourtant, la deuxième fois que je suis allée à Cordoba, je me suis retrouvée là-bas quand même et rebelote : trop d’anglais, c’était le bordel jusqu’à tard dans la nuit enfin bref, pas aimé… Mais je n’avais pas eu le choix, n’ayant pas pu réserver (départ plus ou moins sur un coup de tête), j’avais tourné pendant plus d’une heure dans Cordoba et toutes les auberges où j’allais étaient pleines, donc en dernier recours j’y suis retournée et j’ai eu un coup de chance car il ne restait qu’une place…

 

Bref, revenons-en au week-end Cordobés n°3 : cette auberge (Backpackers International), j’y avais cherché une place lors du week-end n°2, mais on m’avait répondu qu’il n’y avait plus de place, puis finalement que si, puis en fait non, puis re-si et en fait… Ah ben non. Mais j’avais été déçue de ne pas pouvoir y rester, d’autant plus qu’ils organisent un asado tous les week-ends, ce qui m’aurait permis de rencontrer des gens. Bon, donc j’ai réservé là, pour 2 nuits. Maintenant passons au récit du week-end.

 

Vendredi 30 Juillet :

 

Comme tous les vendredis, je quitte à 16h.

Diego m’avait prévenue qu’ils passeraient me chercher vers 17h. J’appréhendais un peu le week-end : on n’a jamais trop discuté, et j’avoue que j’avais peur de ne pas savoir quoi dire pendant 2 jours avec eux…

17h (qu’ils sont ponctuels, ces Argentins !), nous voilà partis. En bus, le trajet dure 3h, mais je me dis qu’en voiture, ça ira sûrement plus vite ! Au final, non… La circulation est plutôt importante le vendredi soir, et il y a beaucoup de camions sur la route : nous avons donc mis 3h malgré tout. Le trajet a été un peu long : en voiture, pas de film et même si on a un peu discuté, 3h restent 3h… Enfin j’ai appris que Eugenia allait en fait à Cordoba parce qu’elle avait un exam le lendemain matin, leur système d’études est un peu spécial ici, j’ai pas trop compris mais bon. Elle est kiné, mais veut faire ostéopathe et pour être ostéo, faut d’abord faire 5 ans d’étude de kiné (et avoir le diplôme), puis ensuite enchainer sur 3 ans d’ostéo… C’est long, c’est long !

 

On est arrivé vers 20h. Petit passage par un bureau d’info touristiques sur la place San Martin mais c’était fermé : tant pis ! Ils m’ont ensuite déposée à l’auberge et m’avaient prévenue qu’ils ne faisaient rien le soir à cause de l’exam du lendemain.

A l’AJ, je suis allée déposée mes affaires dans la chambre (4 lits, sdb privée : c’était sympa, surtout pour 32 pesos/environ 6,50€ !), puis la fille qui était sur le lit en dessous du mien est entrée et à commencé à me parler en anglais. Après avoir essayé en vain de sortir une phrase totalement en anglais, voilà qu’elle me sort « t’es française ? » Ouiiiii !!!! Quel bonheur, pas besoin de faire surchauffer mon cerveau pour que l’anglais domine l’espagnol… On a donc discuté un peu, elle m’a raconté qu’elle venait du Var et qu’elle vivait à Londres depuis un an où elle bossait dans un bar, étant partie à la base pour un stage de 3 mois et n’ayant jamais eu le cœur de revenir, et qu’elle envisageait même de trouver un boulot dans sa branche et de s’y installer…

Puis une fois qu’elle est ressortie, c’est une Allemande qui est arrivée, elle était avec son copain/mari, j’en sais trop rien. On a un peu discuté, en espagnol cette fois, (d’ailleurs son copain parlait un peu français) et elle m’a expliqué qu’elle bossait au Chili, où elle était arrivée 5 mois auparavant et que là, ses vacances de 3 semaines touchaient à leur fin… Enfin sa prononciation m’a un peu choquée, pour quelqu’un qui était là depuis 5 mois, c’était un peu limite, on aurait dit qu’elle ne faisait pas d’effort !

 

Puis vers 21h, j’ai décidé qu’il était peut-être temps que j’aille manger… A la base j’avais prévu d’acheter des trucs en supermarché et de me faire la popote à l’AJ (la cuisine c’est pas mal pour rencontrer des gens), mais il se trouve qu’après avoir tourné un certain temps dans le Disco (chaine de super), y avait rien qui me tentait : je me suis donc résolue à trouver un resto, mais je n’avais pas envie de mettre trop cher, et je me suis finalement retrouvée bredouille… Retour au Disco, où j’ai finalement acheté 2-3 trucs et puis surtout UN YAOURT, chose que je n’avais pas mangé depuis plus de 2 mois ! :’)

Avec tout ça, je suis revenue quasiment à 22h… Je me suis donc fait ma petite bouffe, en discutant un peu avec un gars de Buenos Aires qui m’a dit qu’il était avec 2 autres personnes, mais que j’ai toujours vu seul par la suite, bizarre… Bref

Je suis ensuite descendue dans le « living », parce que j’avais pas envie de rester toute seule, et je me suis incrustée dans un petit groupe qui était déjà entrain de manger pizza et empanadas : je faisais un peu tache à côté avec mes petits pois/tomate/saucisse, mais tant pis, hihihi !

Présentations : Isaïas, un Argentin qui était la depuis trois semaines, après avoir tout largué de sa vie dans le sud pour entamer une nouvelle vie à Córdoba ; Marcelo, de Buenos Aires ; Catalina et Sandra, deux Colombiennes au caractère visiblement bien trempé ! On a passé une petite soirée sympa autour de quelques verres de bière/vin, et à jouer au UNO ! Ils prévoyaient d’aller en boîte par la suite (départ à 1h30) et m’ont proposé de venir, mais je ne savais pas trop si j’en avais envie, surtout si tard... Je me suis posée dans le canap’ avec d’autres personnes dont Romina, une Argentine ; Marie-Eve, une Québécoise avec qui je parlais malgré tout en espagnol et Daniel, un Brésilien (mais pas le même qu’à Mendoza !). On a regardé « Pour le pire et pour le meilleur », qui repassait d’ailleurs le lendemain (oui, la télé argentine est très variée !) tout en papotant plus ou moins.

Finalement, je ne suis pas allée en boîte et suis restée avec Daniel et Marie-Eve jusqu’à la fin du film, puis on est allé se coucher.

 

Samedi 31 Juillet :

 

Réveil vers 10h (bon, en fait, je m’en souviens plus, mais en même temps on s’en fout un peu). Je prends ma douche, puis vais prendre mon petit dej’. En fait, le week-end, il n’est pas compris dans le prix de la chambre et 2,50 pesos pour le jus de chaussette qui faisait office de café, j’ai trouvé que c’était un peu cher payé, hihihi ! Bref, petit dej’ sur la terrasse de l’AJ, au soleil, au calme et avec une chouette vue sur l’église je sais plus quoi : comme un air de vacances…

 

Diego m’avait dit qu’il m’appellerait sûrement dans la matinée pour savoir ce qu’on ferait, au final il ne l’a pas fait. Je suis partie vers 11h40, puis comme je ne savais pas quoi faire, je me suis dirigée vers la Manzana Jesuitica en me disant que peut-être je pourrais visiter. Comme il était quasiment midi quand je suis arrivée et que ça fermait à 13h, j’ai abandonné l’idée, étant donné que c’est assez grand et que je n’avais pas envie de courir pour tout voir. Je me suis donc baladée un peu. Entre temps, Diego m’avait envoyé un message en me disant qu’il allait bientôt m’appeler, donc j’ai continué mon petit tour, et quand il m’a appelée pour savoir où j’étais, ben j’avais pas énormément bougé en fait ^^’ Et comme il m’a dit qu’on se rejoignait là où j’étais, j’ai poireauté en attendant qu’ils arrivent. Enfin bref, quelques petites photos quand même, paske vous n’avez pas encore vu ce que donnait Cordoba !

 

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Une fois qu’ils m’ont rejointe, on est allé dans un office de tourisme histoire de voir quoi faire, sauf que le week-end à Córdoba, y a rien à faire et tout est fermé (tiens donc, c’est ptetre pour ça que j’aime pas cette ville !), puis on est retourné dans le Colegio Jesuitico, même si je leur avais dit que c’était pas la peine paske ça fermait à 13h, m’enfin…

Ensuite, on s’est baladé dans les rues piétonnes. Etant donné que les 2 premières fois j’y étais allée un dimanche et qu’il y avait 3 pelés et un tondu, ça m’a fait un choc de voir autant de monde ! Bon alors là, je me suis fait chier. Il se trouve qu’Eugenia était visiblement là pour faire du shopping et moi bah… J’aime pas ça !

Les deux premières fois que j’étais venue, on m’avait bien avisée de faire attention à mon sac à dos, parce qu’on peut très bien se le faire piquer en coupant les lanières… Etant donné qu’il ne m’était jamais rien arrivé, je me baladais confiante, mais il se trouve qu’alors que je marchais (assez rapidement en plus), j’ai senti qu’on touchait à mon sac. J’ai d’abord cru à une bousculade, mais quand j’ai voulu vérifier un peu plus loin, il se trouve que la petit pochette de devant était ouverte… Bon, je suis pas folle, quand même, je n’ai jamais rien laissé de valeur dans mon sac, j’avais toujours tout sur moi, mais quand même !

Enfin bref, Diego et Eugenia ont alors rencontré des copains, moi j’ai continué à tourner, mais fallait pas que je les perde, donc je restais pas trop loin malgré tout. Finalement, quand ils ont eu fini de discuter, ils m’ont annoncé qu’ils allaient aller manger et qu’après ils iraient faire du shopping, et m’ont donc demandé ce que je comptais faire : ouais, alors le shopping, merci, je pense que j’en ai eu assez ! Je leur ai donc dit que j’allais aller me balader, paske ça ne m’intéressait pas. Je suis donc partie seule de mon côté, et la première chose que j’ai faite était de chercher à manger.

Je me suis posée dans un bar/resto où j’ai pas mal attendu, mais étant donné qu’il n’y a rien à faire le samedi, ça m’a fait passer le temps… J’ai dégusté un lomito (comme un hamburger mais bien meilleur, et avec du vrai steak, pas haché/congelé !) accompagné de pápas fritas, miam !

 

Je suis sortie de là vers 14h30-15h. Ne sachant trop que faire, je me suis dirigée vers le Parque Sarmiento, que je pensais avoir vu la première fois que j’étais venue, mais qu’en fait non. Petit passage devant le Paseo Buen Pastor, bien plus joli quand il est éclairé par soleil et animé avec tout plein de gens que quand il fait tout gris sans personne, et devant la Iglesia de los Capuchinos…

 

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Je suis retournée dans l’église, que j’avais déjà visitée la première fois, mais où l’on voit un peu mieux quand il fait beau dehors !

Puis je suis allée vers le parc. Et là, j’ai pas compris, y avait une scène énorme avec tout plein de gens attroupés et un concert de je sais pas quoi… Bon, je suis pas restée, j’ai continué mon chemin.

Au départ, je suis pas partie dans le bon sens, donc je trouvais pas le parc. Je voulais rentrer parce que j’en avais plein les bottes, mais je me suis dit que c’était dommage quand même de ne pas le voir, sachant que c’était ma dernière virée à Córdoba. J’ai donc marché encore un peu, et fini par trouver ce que je voulais voir !

 

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Museo de Bellas Artes

 

Puis, commençant à avoir froid, je suis revenue sur mes pas et sur la grande scène, il se trouve qu’il y avait un défilé de mode : je suis donc restée regarder des chouettes robes qui auraient très certainement fait effet le jour de la Remise des Diplômes (le prix aussi d’ailleurs, aurait fait effet…), même si j’étais un peu loin pour en profiter vraiment.

Puis une fois fini, j’ai voulu chercher un café, parce que j’en pouvais plus et que Diego m’avait appelée entre temps pour me dire qu’on se retrouvait à 19h devant le Paseo Buen Pastor, or il était 18h et j’étais à 2 pas du lieu-dit : je n’allais donc pas retourner au centre-ville pour faire demi-tour après… J’ai donc dû marcher encore quelques peu, étant donné que les seuls café que je trouvais étaient bondés. Puis j’ai fini par tomber par hasard sur un truc sympa, appelée par la musique de Manu Chao qui passait à l’intérieur… J’ai donc commandé un submarino (on m’avait dit que c’était le chocolat chaud local, mais en fait j’aurais mieux fait de m’abstenir : c’était… Particulier !)

En fait, je suis restée longtemps dedans, paske le service était assez long, j’ai même eu peur d’être à la bourre, mais finalement ça a été.

Je suis arrivée un peu plus tôt au Paseo Buen Pastor et par le plus grand des hasards, il se trouve qu’un spectacle de jets d’eau a commencé quelques minutes après que je sois arrivée, et j’ai eu la bonne surprise d’entendre (en plein milieu de Córdoba, rappelez-vous) un morceau de Yann Tiersen !!!

 

Bon, la suite je vais essayer de faire court (avant de raconter la soirée), paske ça commence à s’éterniser un peu et j’en ai marre d’écrire !

Donc, on a fini par se retrouver avec Diego et sa femme, puis on est allé au Paseo de los Artes, où l’on a retrouvé un couple d’amis à eux. On est allé boire un coup dans un endroit où la musique était trop forte pour que je puisse participer à la conversation, puis on s’est vite fait baladé le long du Paseo, sorte de brocante mais qui est apparemment tous les jours (ou au moins tous les week-ends).

 

Puis Diego et Eugenia m’ont dit qu’ils retrouvaient des amis pour aller manger, mais je préférais retourner à l’auberge, paske je pensais que j’allais bien plus m’amuser qu’à rester avec des gens qui discutent entre eux et dont je comprends la moitié de la conversation.

 

J’ai encore pas mal crapahuté, raccompagnée par le couple d’amis qui était avec nous. Arrivée à l’auberge, je suis ressortie pour m’acheter à manger, me suis fait la popote et ai retrouvé les personnes avec qui j’avais passé la soirée la veille. Soirée en boîte à nouveau prévue, cette fois, je suis bien tentée d’y aller ! Départ prévu à la même heure : 1h30.

 

En attendant, comme la veille, on s’est posé dans le canap’, à regarder « Diario de motocicleta », un film sur le voyage en moto du Che à travers l’Amérique du Sud, et à discuter. Vers 1h, je me sentais fatiguée, mais Marie-Eve m’a convaincue de venir malgré tout, arguant que c’était ma dernière soirée à Córdoba… Ce qui n’était pas faux ! Donc j’ai craqué, et j’y suis allée. Et je n’ai pas regretté !

 

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Je sais plus, Catalina, Alejandro, Romina, Walter, je sais pas, moi, Sandra et Marie-Eve

 

Nous voilà donc partis : Colombien(ne)s, Argentin(e)s, Québécoise et Française, direction le Zen, une boîte… Gay !

Enfin bref, on a passé une super soirée, arrosée d’alcools locaux, mais c’était vraiment sympa ! J’ai pu parler un peu français avec Marie-Eve, ce qui est assez pratique en boîte avec le bruit, même si j’avais du mal à la comprendre vu son accent, et que j’avais des réflexes de réponse en espagnol ! Une chose qui m’a choquée, c’est qu’elle m’a dit qu’elle avait fait Mexique, Guatemala etc, mais que c’est en Argentine qu’elle avait le plus ressenti le choc des cultures… Euh… Ah bon ? Il s’agit pourtant du pays le plus « européanisé » d’Amérique du Sud !

 

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Enfin bref, la boîte fermant à 5h du mat’, je me suis retrouvée à attendre un taxi avec Alejandro, un Colombien, en t-shirt, pendant au moins ¼ d’heure (y avait tout plein de taxis vides qui s’arrêtaient pas !), alors qu’il faisait 3°C dehors… On a fini par arriver à l’AJ, où j’ai eu bien du mal à monter dans mon lit (superposé, lit du haut… J’ai pas choisi !), et d’où j’ai fait tomber mon portable, ce qui implique d’en redescendre et d’y remonter…

C’était génial mine de rien, j’ai dû m’endormir vers 6h (voire plus), mais j’ai passé une pure soirée !

 

Dimanche 1er Août :

 

Réveillée à 10h, impossible de me rendormir… La nuit fut courte ! Je suis restée un peu à comater dans le lit, puis me suis décidée à me lever. Autant dire que je n’ai pas été très efficace de la journée !

Après une douche et un petit dej’ pris à quasiment midi, je suis restée avec mes compagnons de la veille, puis ai dit au revoir à la plupart d’entre eux qui partaient le jour-même également…

Je suis finalement partie vers 12h30-13h et suis passée au Disco pour m’acheter un paquet de gâteaux histoire d’avoir quelque chose à grignoter dans la voiture si j’avais faim.

Diego m’a appelée vers 13h pour me dire qu’on se retrouvait 1/2h plus tard près du Paseo Buen Pastor : je m’y suis donc rendue en prenant mon temps, puis on est retourné vers San Francisco.

 

J’ai essayé de dormir dans la voiture, mais en vain ! Le voyage a été un peu moins long, mais comme on s’est arrêté un certain temps pour prendre de l’essence, je suis arrivée chez Pochocha à 16h30.

Comme elle dormait, j’ai fait pareil : je suis allée me coucher !

 

En bref, c’était assez intense et fatiguant, mais j’ai passé un super week-end ! Il aura finalement fallu attendre ma troisième virée dans la cité Cordobesa pour enfin l’apprécier à sa juste valeur…

Posté par LaHyeNe51 à 22:09 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


jeudi 29 juillet 2010

Santa Fe-Rosario

Santa Fe – Rosario

 

Tout d’abord, un peu de nouvelles de mon stage, parce que je n’en ai pas beaucoup parlé au final…

 

Tout se passe bien et c’est enfin devenu à peu près intéressant. Après avoir rédigé une procédure de nettoyage et désinfection et une procédure de lutte contre les nuisibles, j’ai enfin abordé l’HACCP un peu avant mon départ pour Salta. Au début c’était un peu compliqué parce que j’ai pris l’initiative de faire l’analyse des dangers seule, étant donné que je n’avais rien d’autre à faire et qu’on ne m’avait rien donné, ce qui n’est vraiment pas pratique quand on ne connait pas le process de fabrication…

 

Et puis au fur et à mesure des renseignements que l’on m’a donnés et surtout grâce au manuel HACCP d’Alfa Chilena (même boîte mais au Chili, où tout est déjà implanté), j’ai enfin réussi à obtenir quelque chose qui prenait gentiment forme et aujourd’hui (mercredi 28) Nadia, Nicolás (responsable de production) et moi nous sommes réunis pour voir ce qui allait ou non et j’ai enfin pu me rendre vraiment compte de ce que j’avais fait !

 

Sinon, au début de mon stage, j’avais également réalisé des panneaux de règles d’hygiène à accrocher dans les locaux : je les ai vus arriver sur panneaux plastifiés hier et aujourd’hui, en allant aux toilettes, j’ai eu la bonne surprise de voir ma procédure pour le lavage des mains accrochée au mur !!! Contente la Nénène.

 

A part ça, y a eu pas mal de changement depuis que je suis arrivée : après avoir fait les 12 travaux d’Astérix à l’aéroport de Buenos Aires, je les ai également faits au boulot ! Après avoir passé mes deux premières semaines dans la pièce où l’on mange habituellement, je suis redescendue dans le bureau de Nadia et Nicolas. Puis le bureau (meuble) s’étant avéré trop petit pour deux (Nadia et moi), celui-ci a été échangé pour un plus grand qui est resté au même endroit que le précédent pendant quelques jours. Ah oui, entre temps ils ont changé les sièges pour des nouveaux et ils ont installé une clim dans la pièce aussi, qui fait également chauffage, et ça fait pas de mal ! Puis il a fallu changer de sens le bureau de Nicolas pour mettre le nôtre à côté, ce qui libérait de la place dans la pièce. Ensuite, la semaine dernière, de nouveaux ordinateurs sont arrivés, donc il a fallu modifier tout ça. Et puis hier, alors là, grand chamboulement : Roxana, qui était auparavant dans un bureau en haut avec Raul et Diego est redescendue avec nous (ce qui fait 3 bureaux/4 personnes dans la même pièce) ; Diego est passé à la place de Jorge, qui bossait avec Franco, ce qui fait que maintenant nous avons : Diego et Franco dans un bureau en haut ; Jorge et Raúl dans un autre bureau en haut ; et Nicolas, Nadia, Roxy et moi dans le bureau en bas. Et Natalia la secrétaire qui est dans l’ « entrée ». MAIS, apparemment une fois que je serai partie, Natalia va passer à la place de Nadia et Nadia ira travailler à la place de Natalia, vu qu’elle ne fait que 4h par jour… Vous avez suivi ???

Enfin avec tout ça c’est le vrai mic-mac, et il a fallu changer les téléphones internes, rajouter des lignes, ce qui fait que tout le monde est un peu embrouillé.

 

Ah et puis sinon, la caisse de champagne envoyée par mon pôpa (enfin par l’importateur de Buenos Aires) est arrivée ce matin, du coup j’aurai le droit à une petite « soirée » en mon honneur et je vais pouvoir en boire un verre, ça fait tellement longtemps… ! :’)

 

Bon, assez parlé, passons aux choses sérieuses : mon week-end à Rosario…

 

Vendredi 23 Juillet :

 

Je m’étais renseignée un peu plus tôt dans la semaine. Alors que très peu de bus vont sur Rosario depuis San Francisco et que les horaires ne sont pas très pratiques, j’avais regardé les horaires pour aller jusqu’à Santa Fe, puis aller de Santa Fe à Rosario et pareil au retour.

Mon projet était de partir le vendredi soir, dormir à Santa Fe, visiter la ville le samedi et repartir l’après-midi pour arriver en fin d’après-midi à Rosario. Le problème est que je n’avais pas le modem, donc pas d’internet le soir, ce qui fait que je n’ai pas pu réserver d’auberge et il n’y avait plus de place pour le vendredi soir à Santa Fe…

Qu’à cela ne tienne, j’ai donc décidé de ne partir que le samedi matin. J’ai récupéré le modem le vendredi soir, ce qui m’a permis de réserver l’auberge pour le lendemain (mais je n’ai pas eu beaucoup de choix, il n’en restait plus qu’une…). Je suis également allée acheter mes billets San Francisco –Santa Fe et Santa Fe toute seule comme une grande, ce qui n’est pas si simple que l’on peut le penser puisqu’à chaque fois il faut donner nom, prénom et n° de passeport, en épelant le tout en espagnol bien sûr… Mais bon, le gars de la compagnie « El Practico » me reconnait maintenant, et ça le fait bien marrer à chaque fois !

 

Samedi 24 Juillet :

 

Réveil vers 9h. Ca fait du bien de dormir un peu après avoir commencé toute la semaine à 8h (ou 8h20…).

Je prépare vite fait mes affaires et m’en vais prendre mon bus. Départ à 10h35, c’est parti pour 2h15 de route. Et heureusement qu’il y avait un film parce que la pampa c’est bien gentil mais ça devient vite chiant à observer par la vitre !

Arrivée vers 12h45 à Santa Fe.

Première mission : trouver un plan de la ville. Facile, y a un point d’information touristique dans le terminal !

Deuxième mission : acheter mes billets Santa Fe – Rosario et Rosario – Santa Fe. J’avais noté les horaires qui m’intéressaient, donc c’était plus pratique. Je pouvais partir de Santa Fe à 17h40 mais ça me faisait arriver à 21h10, j’ai donc préféré prendre le bus précédent (16h40), me faisant arriver à Rosario à 19h. Le plus dur a été pour le retour : je serais bien repartie de Rosario à 18h10, mais ça me faisait arriver à Santa Fe à 20h20, voire plutôt 20h30, donc pour reprendre un bus à 20h30, c’était un peu short ! J’ai donc dû opter pour le départ à 16h, malheureusement…

Troisième mission : manger. Facile aussi, j’avais repéré un petit resto à la sortie du bus dans le terminal. Me voilà donc avec un hamburger/frites/coca (mais c’est pas du mcdo et c’était moins gras !) pour 17,25 pesos, soit 3,5 € environ. Alors que je regardais la carte de la ville, le serveur me propose de m’aider si je veux voir des trucs sympa. Etant donné que je n’avais que 3h sur place, j’ai refusé son offre, mais c’était sympa quand même ! Quand j’ai eu fini de manger et payé, il m’a dit que je parlais bien espagnol, ce qui fait plutôt plaisir venant de quelqu’un que je ne connais même pas ! Enfin il m’a pas beaucoup entendue parler non plus…

 

13h40 : je sors enfin du terminal. Me voilà partie pour une petite balade sympathique dans la ville. Comme je suis tombée dans les « heures creuses », c’était vraiment calme et j’ai bien apprécié ! D’ailleurs, j’ai trouvé que c’était une petite ville tranquille et bien sympa, je ne m’y attendais pas et j’ai été agréablement surprise !

 

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Un panneau insolite : la première fois que je l’ai vu, c’était dans le bus en repartant de Mendoza. Il était bien plus beau et m’avait fait marrer, mais je n’avais jamais eu l’occasion de le prendre en photo !

 

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Encore de l’insolite : un hôtel de luxe dans des anciens silos… Fallait y penser !

 

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Le théâtre

 

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Plaza 5 Mayo

 

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Hommage aux morts de l’inondation de 2003

 

A quelques mètres, je suis tombée par hasard sur un petit musée gratuit sympa qui regroupait un peu de tout : des objets/livres/papiers officiels datant de la création de la province de Santa Fe ou même de l’Argentine et des objets divers du 20 ème siècle, la plupart du temps assez anciens comme un vieux phonographe, un vieil appareil photo ou une boîte à musique magnifique où les chansons étaient françaises, mais au milieu desquels trônaient un ordinateur datant des années 90 et un mannequin habillé en hippie… Pas trop compris mais bon ^^’

 

En sortant, petit passage devant l’Iglesia Santa Ana et le Convento San Francisco, puis étant déjà 16h, j’ai décidé qu’il était temps de repartir, parce que j’étais quand même à une bonne quinzaine de cuadras de la gare routière ! Enfin j’ai pu recroiser quelques petits bâtiments sympa…

 

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Au final je suis arrivée à plus de 16h30 au terminal, donc j’avais bien fait de faire demi-tour ! Une fois partis, le trajet fut long : 2h20, mais cette fois-ci sans film et sans service, donc même pas possibilité de se servir un petit café… Enfin j’ai pas mal piqué du nez donc ça fait un peu passer le temps, mais c’est quand même long, surtout quand on est juste devant un gosse qui annonce chaque minute qui passe…

 

Puis arrivée à Rosario à 19h. Dès l’arrivée, c’est une ville qui parait chouette : rien que le terminal de bus vaut le coup d’œil. Encore une fois, première mission : trouver un plan ! Facile, toujours, quand y a un bureau d’informations touristiques !

 

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Deuxième mission : aller à l’auberge. Là, ça se complique : je ne trouvais pas où j’étais. Forcément, le petit dessin de bus que je regardais sur le plan n’était pas le bon ! Une fois que j’ai réussi à me repérer, je ne sais pas dans quel sens aller… Forcément, c’était pas le bon, et comme les noms de rue ne sont pas toujours indiqués, j’ai dû marcher 2 ou 3 cuadras avant de m’en rendre compte… Après avoir fait demi-tour, je regarde maintenant l’adresse de l’auberge et fait un rapide calcul : je suis à plus de 25 cuadras… Ah ben ça c’était pas vraiment prévu… Bon ben c’est cool, faut bien compter ¾ d’heure de marche ! Et en plus, pour changer, il y a du vent et il fait froid ! Enfin j’ai pu admirer Rosario by night, et ça m’a déjà pas mal plu.

Comme je l’avais prévu, je suis arrivée à l’auberge à 20h. J’ai donc déposé mes affaires et là j’ai été plutôt déçue : 11 lits dans des dortoirs tout petits où tu as tout juste la place pour poser tes affaires, c’était un peu just : je l’ai mal senti… Après m’être un peu posée sur internet le temps de me réchauffer, j’ai décidé d’aller manger : heureusement, l’auberge était dans une rue piétonne et y avait quelques restos pas très loin ! Ca a été le premier sur lequel je suis tombée : un resto italien. Pour changer, tallarines à la sauce bolognaise…

Je suis sortie vers 21h30 et comme j’avais repéré sur le plan que l’auberge n’étais qu’à 3 cuadras du Monumento a la Bandera, j’ai décidé d’aller voir ce que ça donnait by night, et j’ai été super impressionnée ! Et puis c’était marrant parce qu’il y avait tout plein de mariées qui se faisaient photographier près du monument, mais j’ai pas trop compris pourquoi elles faisaient ça de nuit m’enfin…

 

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Puis je suis rentrée à l’auberge, vers 22h. En attendant qu’une douche se libère, j’ai pu aller sur internet où j’ai pu me rendre compte via Facebook que Damian, qui avait joué du charango à l’auberge de Tilcara (et que j’avais d’ailleurs retrouvé grâce aux filles avec qui j’avais fait la boucle Salta-Cafayate-Salta, enfin bref c’est un truc de fou), donnait un concert le lendemain soir à Rosario à 21h !!! Je lui ai donc envoyé un message pour savoir s’il était sur place le lendemain et en lui disant que j’y étais jusqu’à 16h, mais malheureusement il l’a vu trop tard… Dommage, ça aurait pu être marrant ! Du coup j’ai regretté de devoir repartir plus tôt, je serais bien restée au concert, mais ça m’aurait pas fait rentrer de bonne heure à San Francisco… Et puis mon billet était acheté, de toute façon.

Puis j’ai discuté un peu avec un Suisse qui m’a dit qu’il parlait un peu français mais que c’était trop difficile pour lui parce que ça se mélangeait avec l’espagnol, comme je le comprends !

Après avoir pris m’a douche, j’ai regardé vite fait ce que j’allais pouvoir voir le lendemain, puis à 23h je suis allée me coucher. Oui, parfois je me demande si je suis pas un peu asociale quand même… Mais je vous l’ai dit, dès le début je le sentais pas !

 

Dimanche 25 Juillet :

 

Heureusement que je m’étais couchée tôt, parce que j’ai passé une nuit de merde (faut le dire). Déjà, même malgré les boules Quies, c’était le dawa jusqu’à plus de 2h du mat’, et ça n’arrêtait pas de gueuler. Ensuite, mon rhume que j’avais depuis le début de semaine n’était quand même pas totalement passé. Pour changer, j’ai eu froid (mais heureusement mon amie la polaire était là et a réglé le problème). Et enfin, pour clôturer le tout, je me suis réveillée vers 8h et pensais me rendormir jusque 9h (heure à laquelle j’avais mis le réveil), mais c’était sans compter sur le japonais ou chinois qui a passé AU MOINS 1h30 à faire des aller-retour entre son lit et son sac pour ranger ses affaires (je suppose qu’il partait le jour même)… Grrr !

Enfin bref, je me suis donc levée, préparée et suis allée voir sur FB tout en prenant mon petit déj’ si Damian avait vu mon message, pour m’organiser si on devait se retrouver quelque part (en l’occurrence, non). Et puis j’ai vu que Irène (copine de l’école) était connectée, nous sommes donc restées un bon moment à papoter et à 10h30-10h45, j’ai décidé qu’il était peut-être temps que je parte !

(Oui bon, je raconte peut-être des choses qui vous intéressent pas, mais ce blog, c’est mon carnet de voyage, donc j’y raconte ce que je veux, na !)

 

Je suis d’abord allée sur la place 25 de mayo, à deux cuadras de l’auberge, parce que je l’avais repérée la veille et qu’elle me semblait bien chouette.

 

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Là, j’ai voulu jeter un œil à l’intérieur de l’église mais y avait une messe, donc j’ai continué mon chemin vers le Monumento a la Bandera, qui est encore plus impressionnant de jour !!!

 

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Et puis je suis rentrée par hasard par les petites portes et, encore par hasard (Rosario n’est pas dans le Guide du Routard, donc j’y suis allée au pif !), j’ai vu qu’on pouvait accéder en haut, donc j’ai payé mon petit ticket pour monter dans l’ascenseur ! (2 pesos : 40 centimes…) Y avait une chouette vue sur la ville et sur le Rio Parana, mais il y avait vraiment trop de vent, donc je ne suis pas restée très longtemps.

 

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Puis retour sur le plancher des vaches. Je suis alors allée me balader le long du Rio Parana et là, c’est vraiment l’un des moments que j’ai préféré : un petit coin au calme avec des gens qui pêchent, le tout accompagné des rumeurs de la ville en fond sonore, c’était vraiment sympa, ça m’a rappelé la première fois que je suis allée à New York l’année dernière et qu’on s’est baladé le long des piers ! Enfin bref, j’adore cette ville, de toutes celles que j’ai faites en Argentine, c’est vraiment ma préférée et je trouve qu’elle vaut bien plus le coup que Cordoba !

 

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Puis je suis revenue sur mes pas et, alors que j’allais retourner vers la place 25 de Mayo pour voir l’église, je me suis souvenue qu’il y avait une autre messe indiquée à 12h (et comme par hasard il était 12h05…), pui j’ai vu qu’il y avait une salle que je n’avais pas visitée dans le monument. J’y suis donc retournée. Bon, c’était juste une présentation des drapeaux de chaque pays d’Amérique, mais je savais pas qu’il y en avait autant ! (35) Ca aura au moins servi à ma culture, hihi !

 

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Une maquette de l’œuvre complète, juste pour vous donner une idée de la taille du truc…

 

Cette fois, retour sur la place, et puis j’ai un peu attendu que la messe se finisse et je me suis faufilée entre les gens qui sortaient !

 

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Après ça, j’ai décidé de retourner vers le centre si je voulais avoir le temps de profiter un peu. Et puis aussi de trouver à manger, parce que un dimanche à plus de 13h en Argentine, ça commence à devenir un peu mort, donc j’avais peur de ne rien trouver !

Passage dans la rue piétonne, avec de belles constructions :

 

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Même le McDo est dans une belle bâtisse !

 

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Et puis alors que j’allais faire un petit crochet parce que j’avais repéré un beau bâtiment de loin, je suis tombée par hasard sur un bar/café qui avait l’air sympa, et comme j’avais peur de ne rien trouver ailleurs, je me suis arrêtée pour manger ! Et là, commençant à en avoir un peu ras-le-bol des tallarines bolognaise, je me suis dit que j’allais changer et prendre une salade ! Sauf que la liste des ingrédients, ça allait, mais pas la fin… Salade, ça va. Poulet, ça va. Céleri, ça va. Palmitos ? On va dire que c’est des cœurs de palmier… Esperrágos ? Euh… Merci dictionnaire ! Mais alors Alcaucil… Qu’est-ce que ça peut bien être ???!!! J’ai fini par me résoudre à expliquer à la serveuse que j’étais française et que je ne savais pas ce que c’était, et après une tentative pour m’expliquer avec un autre mot, elle est allée en cuisine pour me montrer ce que c’était, à savoir : cœur d’artichaut. Pas de bol, j’aime pas ça ! ^^’

 

Enfin bref, j’étais à nouveau prête à visiter à 14h30, continuant toujours dans la rue piétonne. Et puis je me suis dit que j’allais aller jusqu’à la gare routière en prenant mon temps, et puis que si j’arrivais en avance, j’irais faire un tour ailleurs !

 

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Plaza San Martin

 

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Au final je suis arrivée à à peine 15h30, pour mon bus à 16h. Il était cependant trop tard pour voir autre chose, parce qu’il n’y avait rien de tout près. Je me suis donc posée en attendant que le temps passe, un peu déçue d’avoir finalement passé si peu de temps dans cette ville magnifique et qui vaut vraiment le coup qu’on s’y intéresse.

 

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Départ à 16h donc, comme prévu. Toujours pas de film ni de service dans le bus, donc j’ai encore roupillé un peu, au moins ça occupe !

 

Arrivée à Santa Fe à 18h20-18h30, ne sachant pas trop que faire pendant mes 2h, d’autant plus que la nuit commence à tomber à cette heure-là…

Finalement, je suis partie dans un sens et me suis baladée un peu, puis je suis tombée sur une place où il y avait une feria artesanal, donc j’ai fait le tour des différents vendeurs et puis je suis finalement retournée au terminal, parce qu’il n’y avait quand même pas grand-chose à faire.

Je suis arrivée à 19h45, donc après m’être achetée 2 empanadas histoire d’avoir quelque chose dans le ventre si rien n’était servi dans le bus, j’ai eu de quoi me faire chier encore un peu.

 

Départ à 20h30 de Santa Fe. Petit retour en arrière : mon bus va jusqu’à Mendoza… J’aurais bien fait tout le trajet, tiens… Snif.

 

Je suis arrivée à San Francisco à 22h50 (pas pu voir la fin du film, c’est nul !) et là, j’avais vraiment pas envie de rentrer à pieds, donc j’ai pris un remis.

 

Le lendemain (lundi), je commençais à 10h, donc ça m’a laissé un peu de temps pour dormir, et ça n’a pas fait de mal !


 Si vous voulez voir plus de photos, n'hésitez pas à aller cliquer sur les liens que j'ai laissés dans l'article précédent...

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mardi 27 juillet 2010

Photos

Le week-end dernier, je suis allée faire un tour à Santa Fe, puis à Rosario. Je n'ai pas encore eu le courage d'écrire un article, mais j'essaierai de faire ça cette semaine !

En attendant, vous pouvez aller voir mes photos en cliquant sur les liens suivants :

- Rosario et Santa Fe : http://www.facebook.com/album.php?aid=2062112&id=1059328868&l=24bd0163d7

- Cordoba et Alta Gracia (+premier week-end à Cordoba) :
http://www.facebook.com/album.php?aid=2057568&id=1059328868&l=23e7921e4d

- Tilcara :
http://www.facebook.com/album.php?aid=2061624&id=1059328868&l=f34e7f2cbe

- La boucle Salta-Cafayate-Salta :
http://www.facebook.com/album.php?aid=2061602&id=1059328868&l=fd347ec67b

Bon visionnage !

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vendredi 23 juillet 2010

Tilcara-Salta... Y regreso a San Francisco

Mardi 13 Juillet :

 

J’avais mis le réveil à 9h15, en me disant que ça me laisserait un peu de temps pour me balader et visiter le musée avant de repartir (bus à 12h05).

Finalement, je me suis levée vers 8h50 : ça fait déjà plus d’une heure que je suis réveillée, comatant un peu de temps en temps, et j’ai mal dormi : malgré les deux couvertures, j’ai eu froid (il n’y avait qu’un petit chauffage électrique pour chauffer les 2 pièces, qui étaient plutôt grandes) et mal au ventre, ce qui m’a valu de me réveiller vers 4h et de ne pas réussir à me rendormir avant 5h30 ou 6h… Et puis le lit tanguait (non, ce n’était pas le vin : les dortoirs sont un peu rudimentaires, j’étais en haut et les lits n’étaient pas très stables).

 

En me levant, je voulais prendre une douche mais là, c’est le drame : pas d’eau… Lucas me dit qu’il va mettre en route l’eau chaude de la « salle de bain » extérieure, parce que là, ça marche. J’ai donc pris mon petit dej’ en attendant, d’ailleurs Ana était là aussi, elle m’a dit qu’elle allait essayer de faire la rando de la Garganta del Diablo. Je l’aurais bien faite aussi (8km), mais il était trop tard pour reprendre un bus à midi…

Après avoir mangé, je vais prendre ma douche, mais si je n’en avais pas pas pris une depuis le dimanche soir et s’il n’avait pas fallu que j’attende jusqu’au lendemain midi (après une nuit dans le bus), je m’en serais bien passée : dehors ou dans la petite construction où c’était, ça aurait été pareil ! Et puis il fallait attendre un certain temps avant que l’eau chaude ne sorte, mais étant donné qu’il y avait tout juste la place d’une personne, ça voulait dire qu’en attendant, l’eau froide (glacée) coulait sur moi. Enfin quand j’y repense, ça me fait rire, mais je ne m’étonne plus d’avoir chopé la crève… Je suis finalement partie de l’auberge vers 10h-10h15, les cheveux encore mouillés, malgré la température. Et je n’exagère pas : sur le chemin, il y avait une marque d’eau, et elle était gelée, donc c’est qu’il ne devait pas faire bien chaud !

 

Je me suis un peu baladée dans le village :

 

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Passage devant l’église, de jour cette fois.

 

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Puis je suis allée visiter le musée archéologique. Normalement, si on paye l’entrée à El Pucará, l’entrée du musée est comprise avec, et vice-versa, mais comme moi j’y étais allée la veille, j’ai payé mon entrée. Mais bon, 10 pesos (2 €) ça va, et puis finalement j’ai pas mal économisé sur mes deux repas de la veille ! Dedans sont exposés différents objets Incas : poteries, statuettes, bijoux, et même des chaussures en peau de lama ! C’était pas mal, mais j’avais vraiment trop la flemme de lire les panneaux, donc c’était juste pour le plaisir des yeux.

Je suis ensuite retournée faire un tour sur la place, et comme j’avais finalement réussi à ne pas trop dépenser, j’ai fini par craquer et m’acheter cette tapisserie que je voulais tant… Celle que j’avais repérée était à 40 pesos, mais j’ai refusé car il me semblait que la veille j’en avais vu à 35. Et puis finalement, après avoir demandé à tous ceux qui en vendaient, je suis revenue et je n’ai pas pu résister…

Puis retour à la gare routière. Il était à peine 11h30, mais j’ai préféré voir large, au cas où ! Au final, le bus n’est arrivé que vers 12h20 (autant tous les autres bus que j’ai pris ça allait, autant chez Balut la ponctualité n’a pas l’air d’être de rigueur !), donc j’aurais pu me balader encore un peu, mais de toute façon il faisait froid, et puis il n’y a pas énormément de choses à voir non plus sur place.

 

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Dans le bus, j’avais la place n°1 : c’était génial, tout devant, à l’étage, et en plus il faisait un soleil magnifique avec un ciel complètement dégagé : j’étais aux première loges pour profiter du paysage, que je n’avais pas pu voir la veille. Je me suis encore retrouvée à côté d’un français, qui voyageait avec sa femme et son fils de 8-10 ans, mais cette fois je n’avais pas envie d’entamer la discussion, donc je me suis contentée d’observer le paysage, dont les couleurs sont encore une fois hallucinantes…

 

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Un cimetière

 

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A Jujuy, j’ai encore acheté mon fameux sandwich salami/fromage, et j’ai passé le reste du voyage à somnoler à moitié, parce que les paysages sont nettement moins intéressants entre Jujuy et Salta.

 

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La mousse sur les fils électriques, je trouve ça trop drôle !

Je suis arrivée à Salta vers 15h45 (alors que l'horaire que j'avais noté était 16h15...). Ca caillait toujours. Première chose à faire : retourner à l'auberge pour récupérer mes 10 pesos.
Puis je suis revenue sur mes pas, parce que j'avais prévu de monter sur le Cerro San Bernardo par le téléphérique, et que la "gare" de téléphérique est près de la gare. Et là, je crois que j'ai eu la pire idée qui pouvait exister.

En fait, c'est le gros piège à touristes. Bon, faut dire que j'étais peut-être pas vraiment dans le truc : fatiguée, congelée et avec mon sac à dos qui commençait à peser lourd sur mes épaules. Mais bon, l'aller-retour coûte 20 pesos, et je trouve que c'est un peu cher payé pour ce que c'est : une fois en haut, il faut encore payer si l'on veut visiter le jardin écologique, et même pour que les gosses aillent jouer sur les jeux... !
J'ai attendu 3/4 d'heure avant de monter dans une cabine, la montée dure une dizaine de minutes. Bon, c'est vrai, la vue doit être pas mal quand on n'y va pas avec le soleil couchant et que le ciel n'est pas voilé...

J'ai dû rester 10 minutes en haut : les points de vue ne sont pas très nombreux, et il n'y a pas grand chose d'autre à faire... Enfin quelque photos quand même :

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La "gare", prise en photo la veille au matin

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Une fontaine avec de l'eau même pas naturelle qui vient d'en bas de la colline...

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Après avoir fait un petit tour rapide, j'avais trop froid, donc j'ai voulu redescendre... Mais c'était sans compter la file de personnes qui avaient eu la même idée que moi... J'en avais encore pour au moins une bonne demi-heure d'attente. Ce qui m'a rassurée, c'est de voir que les gens qui étaient juste derrière moi en attendant dans la file pour monter étaient juste devant moi quand j'ai voulu redescendre : ça veut bien dire qu'il n'y a pas grand chose à faire une fois sur place...
Finalement, arrivée au milieu de la file, le gars qui s'occupait des places cherchait une seule personne, pour compléter une cabine : j'étais la seule ! Du coup j'ai doublé tout le monde, et j'étais bien contente parce qu'on était en plein courant d'air !

En discutant un peu avec les gens dans la nacelle, ils m'ont dit qu'ils venaient de Villa Maria, entre San Francisco et Cordoba, d'ailleurs je crois que c'est de là que venait Laura 2... Et puis l'un des 2 gars m'a dit qu'il avait de la famille en France, à Marseille ! C'est fou le nombre de personnes que j'ai pu croiser qui m'ont dit qu'ils connaissaient des gens à Marseille...

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La statue du Christ rédempteur, qu'on a du mal à voir sur place car bien trop haute !

Je suis arrivée en bas vers 18h30.  Bien sûr, il faisait encore et toujours très froid. Comme j'avais encore 2h à tuer, j'ai décidé d'aller voir deux-trois trucs dont je ne connaissais pas l'existence mais que j'avais aperçus quand j'étais sur la colline (ça a au moins servi à quelque chose).
Je me suis donc rendue à l'Iglesia de la Viña Candelaria, qui avait vraiment l'air magnifique mais pas de bol, elle était en rénovation, donc j'ai pas vraiment pu voir ce que ça donnait...

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Après l'église, il y avait d'autres choses que je n'avais pas encore vues, mais il faisait vraiment froid (pour vous dire : le frottement de mon jean sur mes cuisses a même provoqué des gerçures...). Je suis donc retournée sur la Plaza 9 de Julio, qui n'était pas tout près mine de rien, me demandant bien ce que j'allais pouvoir faire pour m'occuper... Finalement, comme à chaque fois que je ne sais pas quoi faire, je me suis posée avec un petit café, en attendant que le temps passe. Mon bus étant à 20h30, je suis partie vers 19h40 et suis arrivée au terminal à un peu plus de 20h. J'ai tourné dans le peu de boutiques qu'il y avait pour trouver un malheureux paquet de gaufrettes, sans grand succès. Je m'étais donc résignée à prendre autre chose et tout à coup, alors que j'allais payer, il est apparu !!! L'unique paquet restant : quelle chance !

Départ à 20h30, comme prévu. Le bus était quasiment vide et je n'avais personne à côté de moi, ce qui est quand même bien plus agréable pour dormir !

Mercredi 14 Juillet :

Arrivée à Cordoba à 9h45, pas trop mal dormi mais encore un peu dans le gaz quand même ! Mon bus pour San Francisco partait à 10h15. J'ai commencé à regarder le film et j'aurais bien voulu regarder la suite, mais pas moyen de lutter : mes yeux se fermaient tout seuls, donc j'ai continué à faire dodo...
Arrivée à San Francisco à 13h15. Le temps de rentrer, de prendre une douche et de manger, me voilà de retour au boulot à 15h, pour quitter à 17h ! Au passage, j'ai pu faire connaissance avec Natalia, la secrétaire qui remplace Daniela, qui était arrivée le lundi. Bon, autant dire que je n'ai pas été très efficace (voire pas du tout), mais un voyage au pays des Incas, on ne s'en remet pas si facilement...

PS : Aucun rapport, mais j'ai fait une découverte rigolote il y a à peine 1h via Facebook : il se trouve que July et Laura, avec qui j'étais le samedi et le dimanche, ont dormi dans la même auberge que moi à Tilcara, le mardi soir. Il s'en est fallu de très peu pour que l'on se retrouve ensemble... !

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Tilcara

Lundi 12 Juillet :

 

J’avais en tête l’idée d’aller à Tilcara, d’y passer la nuit, et de revenir le lendemain dans l’après-midi. Je m’étais donc renseignée un peu plus tôt et savais qu’il y avait un bus qui partait à 7h et un autre à 10h30.

 

J’avais donc mis le réveil vers 9h, en me disant que comme ça je serais partie vers 10h. Pas moyen de me lever avant 9h30, et le temps de faire mon sac et tout, je prenais seulement le petit-dej’ à 10h… En voyant le ciel tout gris, j’étais un peu déçue, et j’ai eu peur de ne pas y voir grand-chose une fois arrivée à destination.

Quand je suis retournée dans la chambre récupérer mes affaires, j’ai trouvé 5 français fraichement arrivés posés sur les lits : je les ai pas ratés de beaucoup pourtant… !

Finalement, je suis arrivée pour payer à la réception vers 10h15 et pas de bol, il manquait 10 pesos pour me rendre le change. La réceptionniste me dit donc d’aller acheter mon billet de bus et de revenir avec la monnaie que ça m’aurait fait, mais visiblement elle a dû comprendre que je comptais aller à Tilcara seulement le lendemain… Je lui dis donc que je reviendrai le lendemain, et m’en vais à la gare, un peu en speed, en croisant les doigts pour arriver à temps.

 

J’ai quand même réussi à avoir mon billet (100 pesos l’aller-retour, environ 20 €), et me voilà montée dans le bus. Je m’installe et là, 5 français voyageant en famille débarquent, l’une d’entre eux à côté de moi, les autres devant. J’ai donc discuté un peu en attendant le départ. C’était assez particulier, parce que bien qu’en plein milieu de l’Amérique du Sud, on aurait dit que le bus n’était pas du coin : derrière nous, des hollandais (ou flamands, j’en sais rien), et puis un peu partout des anglais, des français, enfin pas des locaux en tout cas !

Et puis là, grosse surprise. Je vois monter dans le bus Cécile, une fille avec qui j’ai été deux ans dans la même classe au collège, qui était dans le même lycée que moi, avec qui j’ai même partagé quelques soirées par la suite, et dont nos mères se connaissent… Bref, le truc totalement improbable. Au début, on a juste échangé quelques regards, ne sachant pas trop si c’était bien ça ou pas, mais après être allée s’installer, et alors que je discutais avec la femme qui était à côté de moi, j’entends un « Hélène ? ». Ah ben oui, c’est bien moi !

Bon, ok, je savais qu’elle était en stage à Buenos Aires, mais JAMAIS j’aurais pensé la rencontrer, surtout pas comme ça, et encore moins dans un bus à destination de La Quiaca (le terminal) !

Du coup on a un peu discuté, échangé quelques anecdotes de voyage et elle m’a dit qu’ils avaient loupé le bus précédent à 2 minutes, qu’ils avaient couru après, mais qu’il avait refusé de les prendre. Enfin bref, ça a failli ne pas arriver, mais c’était assez irréel comme situation !

J’ai encore discuté un peu avec la femme à côté de moi, ce qui a permis de faire passer un peu le temps, parce que même s’ils ont passé deux films, le tout était en espagnol, donc un peu chaud pour tout comprendre.

A San Salvador de Jujuy, je suis descendue acheter un sandwich salami-fromage à un petit gars qui vendait ça sur le quai : je préfère pas savoir comment ils ont été faits mais bon, au moins ça nourrit ! Et à 5 pesos, on va pas demander la lune, non plus… Sur la route, le temps est toujours bouché et je suis déçue, parce que j’ai peur de faire le trajet pour rien. D’autant plus que les couleurs des montagnes ont l’air magnifiques mais vraiment, on n’y voit rien…

 

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Et tout à coup, un peu avant le petit village de Tumbaya, le soleil pointe le bout de son nez, et les nuages commencent à s’évaporer lentement : wouhou !

 

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A un moment, le bus s’arrête près d’un petit village (Tumbaya je suppose maintenant, mais j’en sais trop rien) et dépose des gens. Un peu après avoir redémarré, je regarde ma montre : 14h15. Je regarde le petit papier où j’avais noté les horaires et là, grosse panique : on était censé arriver à 14h10 !!! Je vais donc voir le chauffeur, qui me dit qu’il annoncera quand on arrivera sur place.

En fait, je me suis inquiétée pour rien puisqu’on n’avait pas encore passé Purmamarca… Finalement, je suis arrivée vers 15h, sous un grand soleil.

Première mission : trouver une auberge de jeunesse. Sur le chemin, je vois un office de tourisme : j’y fais donc un petit tour, pour récupérer un plan du village.

 

Premières images :

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L’auberge que j’avais repérée dans le Guide du Routard est tout au bout du village… Mais également tout au bout d’une belle petite grimpette ! Un peu essoufflée, j’entre et demande s’ils ont de la place pour ce soir… Mais non ! Y en a plus ! Sympa le petit exercice pour arriver et au final s’en retourner bredouille… Heureusement la fille, super accueillante, m’a conseillé une adresse pas très loin : ça tombe bien, j’avais pas envie de redescendre tout en bas du village pour faire le tour des autres adresses du Routard. J’ai quand même profité un peu de la vue en repartant :

 

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En arrivant à l’autre AJ, je l’ai tout de suite « bien senti », en plus le cadre est super chouette :

 

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Une Allemande venait juste d’arriver, atterrie là de la même manière que moi. On a discuté un peu, puis elle m’a dit qu’elle allait visiter El Pucará, chose que j’avais prévue de faire aussi. Mais j’avais besoin de poser mes affaires etc, donc je suis partie un peu plus tard qu’elle.

 

Quand je suis ressortie, il commençait à faire sérieusement froid, et le vent commençait à se lever également, mais la petite balade pour arriver sur place était sympa, dans les rues non goudronnées pleines de terre :

 

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Arrivée sur le site, je pensais devoir payer 10 pesos, mais en fait c’est gratuit le lundi, chouette ! Alors que je m’apprêtais à visiter toute seule, j’ai vu un petit groupe qui allait partir avec un guide, je me suis donc incrustée, et c’est toujours plus intéressant d’avoir quelques explications ! Par contre, il faisait un vent monstrueux et glacial. J’ai regretté de ne pas avoir pris mon bonnet que j’avais acheté à Puente del Inca…

En fait, El Pucará, c’est un village Inca qui a été découvert dans les années 60 je crois, et qui a été rénové. Les maisons sont toute petites, mais ils y vivaient à quatre ou cinq, sachant que l’intérieur n’était réservé que pour faire la cuisine et dormir et… Stocker les os des défunts, sympa ! Bon sinon, le paysage était chouette aussi.

 

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Arrivée au temple, j’ai croisé Ana, l’Allemande, qui était en train de siroter un mate. Elle m’a proposé de le partager, mais je ne l’aime que dulce… Et puis j’ai aperçu Cécile. Je n’ai pas compris, parce qu’ils étaient descendus à Jujuy, mais peut-être qu’ils sont venus en voiture ou en remis !

 

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Le Monsieur à qui j’ai demandé de prendre la photo m’a dit qu’il avait de la famille en France, mais je ne sais plus si c’était à Marseille ou dans les Pyrénées

 

Je suis ensuite redescendue, parce que le vent était vraiment insupportable, et j’ai fait un petit tour dans le jardin botanique, mais il y faisait toujours aussi froid !

 

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Je me suis alors réfugiée dans la petite salle où ils passaient un documentaire mais pas trop longtemps, parce que je voulais essayer d’aller visiter le musée archéologique. Finalement en repartant, j’ai fait un petit tour par les vendeurs de souvenirs, mais j’ai hésité à acheter : j’ai quand même cédé pour un petit ocarina et une Pachamama, déesse de la terre, le tout pour 13 pesos (2,60 €). Puis retour vers le village, où j’ai croisé sur le chemin deux bergères et leur troupeau de moutons (mais pas voulu les prendre de face, par respect pour elles).

 

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Je me suis alors baladée sur la place du village, parce qu’il était déjà 17h50 et que le musée ferme à 18h, passant de petite boutique en petite boutique, les doigts me démangeant d’acheter une tapisserie, pour laquelle j’avais déjà eu un coup de cœur à Puente del Inca… J’ai encore recroisé Ana, qui m’a dit qu’elle allait acheter des cartes postales. Je lui ai demandé où elle en avait trouvé, mais je n’ai pas compris.

 

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Quand j’ai eu fini mon tour, je ne savais plus quoi faire. J’étais congelée (on va encore me dire que je me répète, mais je ne suis plus habituée à des températures proches de zéro !!!) et il était à peine 18h30 : je pensais recroiser Ana pour lui proposer d’aller boire un café, mais je ne l’ai pas revue. Tant pis, j’y suis allée toute seule, et j’étais bien contente d’être au chaud ! J’en ai profité pour commencer à écrire quelques cartes (après avoir récupéré l’usage de mes doigts). Au bout d’une bonne demi-heure, ça commençait sérieusement à se vider, je me suis donc décidée à ressortir, mais je ne savais toujours pas quoi faire, et je trouvais que 19h, c’était un peu tôt pour rentrer à l’auberge ! Je suis donc passée dans une boutique artisanale « en dur », puis dans une petite galerie marchande dont la plupart des boutiques étaient fermées, mais au moins j’étais à l’abri. Je suis passée devant plusieurs restos, mais 19h, c’est tôt pour manger, surtout en Argentine, donc il n’y avait personne à l’intérieur. Je suis tombée un peu par hasard sur l’église, que j’ai « visitée » en faisant un peu durer le plaisir, juste pour faire passer le temps, mais au final le tour est vite fait, et je me suis à nouveau retrouvée bredouille…

 

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Retour sur la place, mais cette fois je n’en peux vraiment plus, je ne peux pas attendre plus longtemps : je décide de retourner à l’auberge, quitte à ressortir une heure plus tard pour aller manger. Et puis finalement, après avoir passé le portail, j’ai croisé une femme qui était à l’auberge, et qui me dit qu’elle va acheter à manger pour faire un repas tous ensemble. Elle me demande donc si je veux me joindre à eux : ça tombe très bien !

 

Une fois rentrée, je fais connaissance avec les autres : David, un Américain ; Lucas, le proprio ; Damián, un Argentin du coin et Carlos, un Colombien qui m’a raconté qu’il s’était baladé en short et tongs dans le village l’après-midi parce que toutes ses affaires étaient à la laverie : le fou !

 

Nous avons donc papoté tous ensemble puis siroté un (enfin ptetre un peu plus…) verre de vin tout en préparant à manger une fois que Gaby (une Cordobesa) est revenue avec les ingrédients nécessaires, le tout au son du charango (petite guitare en carapace de tatou fabriquée dans les Andes) et de la voix de Damián : l’ambiance était vraiment bon enfant et je me suis tout de suite sentie « comme à la maison ».

 

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J’ai fait le « cliché français », juste après que Lucas ait dit qu’il craignait qu’on critique le petit-dej’ pour la qualité du pain (en tant que Française) et celle du café (Carlos, en tant que Colombien…)

 

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Le guiso : plat du pauvre dans la réalité, où l’on fait cuire tous ce qu’on a en réserve pour se nourrir. Là, c’était juste des oignons, des tomates, du potiron, plusieurs sortes de patates de la région (rappelez-vous : plus de 300 sortes !), des pâtes et des restes d’asado de la veille. Pas mauvais, nourrissant, et un repas qui nous a coûté 12 pesos (2,40 €) par personne !

 

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La répartition dans deux plats : ça avait l’air difficile !

 

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Lucas, Damián et David

 

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Carolina (une Espagnole qui nous a rejoints un peu plus tard), Ana et Lucas

 

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Carlos, Gaby et Carolina

Le repas s’est passé à discuter de tout et de rien, encore arrosé de quelques verres de vins (et je persiste et signe : après avoir testé en anglais et en espagnol, et avec différentes personnes, il se trouve que l’on comprend beaucoup mieux et qu’il est beaucoup plus facile de communiquer après quelques verres !). Visiblement, la personne chargée d’acheter un dessert n’avait pas accompli sa tâche : nous avons donc fini avec des Smarties qui s’appellent pas Smarties, mais ça faisait l’affaire !

 

Après, un Tilcareño nous a rejoints (je ne me souviens pas de son prénom), étudiant en Histoire, et son niveau de culture était impressionnant : il connaissait un tas de choses sur tout. Nous avons donc passé le restant de la soirée à discuter avec lui, enfin plus à l’écouter qu’autre chose, d’ailleurs, mais c’était vraiment intéressant.

 

On est finalement parti se coucher vers 1h-1h30, mais j’avais la tête pleine de souvenirs (et peut-être un peu d’alcool aussi, masi ça faut pas le dire) et je crois que je ne suis pas près d’oublier cette soirée !

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jeudi 22 juillet 2010

Cafayate-Salta

Dimanche 11 Juillet :

 

Réveil vers 9h30. On a du mal à émerger malgré tout. Après avoir hésité un petit moment pour savoir si on prenait le petit-dej’ sur place (on croyait que c’était dehors) ou dans le centre, on finit par opter pour l’auberge, sachant que le temps passait et que si on voulait profiter un peu de la ville, on avait peut-être intérêt à se bouger un peu les fesses.

En fait, c’était à l’intérieur, et heureusement parce que ça caillait ! On a discuté un peu avec les proprios, qui nous ont expliqué que depuis qu’il y avait eu des incendies, les dunes avançaient et grignotaient un peu de la ville chaque année… Elles nous ont également raconté qu’ils produisaient un peu de vin, et qu’ils devaient faire des greffes pour chaque plan, enfin bref, avec tout ça, il était quasiment 10h30, donc Laura (2) a prévenu le guide qu’il vienne nous chercher sur la place, et il lui a répondu qu’il viendrait vers 11h, ce qui nous a permis de nous balader un petit peu avant !

 

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Au programme, une fois dans la Kangoo : visite de bodegas ! Le tout gratuit, et avec dégustation à la clé : génial !

La première, « Domingo hermanos » : petite entreprise familiale, visite pas top. Dégustation d’un petit Torrontés pas mauvais du tout, puis de l’incontournable Malbec, le tout accompagné de fromage de chèvre. Bon, ça cassait pas des briques, non plus…

 

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Puis direction une autre bodega (Vasija Secreta), plus grosse celle-là, mais alors bonjour la quantité de touristes ! Enfin les explications étaient bien plus intéressantes, même si c’était un peu plus difficile à comprendre parce qu’on s’est joint à un groupe d’une quarantaine de personnes, donc pas top. Mais bon, leur but est d’inculquer un peu de « culture du vin » aux visiteurs, ce qui ne fait pas de mal quand on voit les plus anciens couper leur vin avec de l’eau gazeuse ou des glaçons… Et pire : couper le vin rouge au pepsi… Hummm, ça doit être bon… !

Et puis bien sûr, le clou de la visite : la dégustation. Cette fois, les vins (pareil : Torrontés et Malbec) étaient à bonne température, et bien meilleurs que dans la première bodega ! J’aurais bien acheté une bouteille de Torrontés, je suis totalement tombée amoureuse de ce vin, mais pour ça, il aurait fallu que j’aie de la place dans mon sac pour la ramener, snif…

Bon il faut préciser aussi que cette bodega est la plus ancienne de la région, donc le cadre était bien plus chouette !

 

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Je vous l’avais dit, y avait du monde…

 

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That’ rocks !

 

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Puis après tout ça, nous allons manger. Fernando nous avait réservé une table dans un resto dont je ne me souviens pas du nom. Les filles voulaient absolument goûter une spécialité régionale : elles ont donc toutes commandé des empanadas et des tamales. Moi, je ne me suis pas fait avoir ! Je me suis rabattue sur une milanesa : encore une fois, valeur sûre…

Au final j’ai attendu longtemps, puisque les filles avaient déjà fini de manger que je n’étais toujours pas servie… Laura a même pris un dessert pour m’éviter d’être seule à manger, et elle a été servie avant moi ! Mais elle était vraiment bonne et copieuse, et contrairement aux filles, j’ai apprécié mon repas !

 

Après ça, Fernando nous avait expliqué que 2 glaciers faisaient des glaces au vin, et qu’il fallait qu’on y goûte. Après un petit tour dans une boutique artisanale (où j’ai enfin pu acheter des cartes postales !), nous sommes allées goûter ces fameuses glaces (l’une au Torrontés, l’autre au Malbec), mais aucune de nous n’a vraiment apprécié. Puis on a glandouillé en grignotant chacune une glace un peu plus « normale » et en profitant du calme et du soleil. Cafayate est vraiment une petite ville sympa et tranquille.

 

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On devait repartir à 14h30, on n’est finalement parti que vers 15h. Nous sommes de nouveau sur la route, et finie la piste ! Cette fois, on a du vrai bitume, bien qu’un peu cabossé par endroits. Nous entrons dans la Quebrada de las Conchas, avec de nouveaux des paysages magnifiques, et des montagnes d’un rouge impressionnant. Attention papa, maman, franginou et franginette : je vais vous révéler ce que vous allez bientôt voir de vos propres yeux. Mais de toute façon, une photo ne sera jamais comparable à ce que l’on ressent lorsqu’on est sur place…

 

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Encore un peu de route, mais vraiment pas beaucoup : sur cette route, tous les sites à voir sont répartis sur une trentaine de kilomètres et généralement espacés de 2 à 10 km. Le panorama est vraiment impressionnant, à 360°, toujours :

 

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Avec des biquettes qui se baladent tranquillement…

 

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Los Castillos, formation rocheuse ressemblant à… Un château

 

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Nouvel arrêt après à peine 5 min de route, très court celui-ci, pour apercevoir au loin La Ventana (la fenêtre) et voir les paysages qui l’entourent :

 

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Re-2 min, puis passage très bref devant El Obelisco :

 

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Puis un autre arrêt, totalement imprévu : Fernando ayant aperçu un lama, il s’est arrêté juste pour qu’on puisse l’observer ! Mais monsieur était têtu, et à chaque fois qu’on l’appelait il se cachait, alors qu’à chaque fois qu’on retournait à la voiture, il réapparaissait ! Ce qui nous a valu de rester pas mal de temps, alors qu’on était juste censé prendre la photo et repartir… Enfin c’était assez marrant !

 

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Une dizaine de kilomètres plus loin, c’était vraiment magnifique. Fernando s’est arrêté un peu avant l’arrêt « touristique » (où y avait d’ailleurs pas mal de monde) pour qu’on puisse en profiter au calme, il était vraiment cool ! Il nous a aussi parlé géologie, enfin c’était vraiment sympa, j’avais l’impression d’être face à une peinture tellement ça paraissait irréel…

 

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Puis arrêt à la Casa de Loros, plein de touristes, où y avait trois lamas attachés, qu’on a pu approcher, mais j’étais pas trop rassurée : pas envie de me faire cracher dessus !

 

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Mr Lama qui fait un bisou à Mr Renne…

 

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Et de nouveau la route, avec quelques mini arrêts :

 

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Jusqu’à las Tres Cruces : l’un des sites qui m’a le plus impressionnée. La vue est superbe et les couleurs hallucinantes : une vallée verte au milieu des montagnes rouges, c’est tout simplement magnifique. Après avoir pris quelques photos depuis le « parking », on a fait une petite grimpette pour profiter d’un point de vue bien plus intéressant et là, ce que j’ai le plus apprécié, c’est de m’asseoir par terre et de profiter du silence et de la beauté du lieu… Inoubliable.

 

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Puis direction les deux derniers sites, qui sont sûrement censés être les plus impressionnants, mais après ce que je venais de voir, je dois avouer que je n’ai pas été « sur le cul ». Bon ok, quand même, ça fait un petit quelque chose…

Voici donc El Anfiteatro (la lumière du soleil s’abaissant n’est malheureusement pas la meilleure pour en profiter pleinement, et je pense que c’est d’ailleurs pour ça que ça ne m’a pas impressionnée « plus que ça »), dont la formation m’a bien plus intriguée que le lieu en lui-même. Enfin l’acoustique est quand même incroyable, d’ailleurs il y avait un petit groupe qui jouait quand on est arrivé et nous sommes restées à les écouter, ce qui nous a d’ailleurs permis de profiter du lieu avec un peu moins de touristes par la suite :

 

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Petite incruste au sein du groupe…

 

Et enfin le dernier : la Garganta del Diablo : bon, encore une fois, la lumière ne s’y prêtait pas spécialement, mais c’est toujours la formation du lieu qui m’a fait tiquer : c’est vraiment bizarre, et d’ailleurs sur les photos on ne comprend pas vraiment dans quel sens ça a été pris !

 

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Hihi, c’était même pas fait exprès, mais on dirait une tête qui regarde en l’air…

 

Cette fois, nous retournons inexorablement vers Salta, des souvenirs et des images plein la tête… Encore quelques paysages, sous la lumière du soleil couchant :

 

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Et quelques arrêts :

 

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Passage par Alemania, ville fantôme, notre dernière «escale » :

 

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Tout comme le lever de soleil l’avait été la veille, le coucher sur les montagnes entourant Salta, c’était vraiment joli.

Pour le soir, July et Laura avaient réservé une table dans une peña. Elles nous ont proposé (à Laura 2 et à moi) de se joindre à elles, ce que nous avons bien sûr accepté. Avant de nous déposer chacun à nos logements respectifs, Fernando a donc amené Laura à la peña pour étendre la réservation et la repousser à 22h, histoire de nous laisser un peu de temps pour nous préparer.

 

Je suis arrivée à l’auberge où j’avais logé deux nuits plus tôt et là, je me suis retrouvée dans une chambre de 6… Seule. Un peu déconcertant, mais bon, au moins j’étais tranquille !

Après une douche qui a fait plus que du bien (vive la poussière !) j’ai décidé d’aller au resto à pied et sans plan (important pour la suite, attention), vu que c’était pas très compliqué. Enfin c’était quand même pas tout près, j’ai mis 20 bonnes minutes à arriver, ce qui fait que je suis arrivée à 22h piles.

 

En regardant les plats, j’ai un peu halluciné : pas grand-chose en dessous de 40 pesos ! J’avais fait mes calculs en me basant sur des repas à 30 pesos maximum : raté… Finalement, j’ai opté pour une salade et 2 empanadas, ce qui me revenait à une vingtaine de pesos : j’étais contente de moi ! Je m’en était douté au moment de la commande, mais les filles m’avaient dit que non, c’était bon : le serveur avait oublié mes empanadas, ce qui fait que j’ai attendu un peu plus longtemps que prévu, mais bon, j’ai passé une bonne soirée mine de rien. Et puis ça a permis de terminer le week-end en bonne et due forme, sans quoi on serait sûrement resté un peu sur notre faim, à se quitter en se disant au revoir sur un siège de voiture !

On a eu droit à un spectacle de dans traditionnelle « gaucho » (vraiment impressionnant à voir) :

 

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Des costumes typiques de carnaval :

 

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Une danse/théâtre un peu comique bizarre, avec des gens en costume typique :

 

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Une marionnette comique (pas tout compris, mais quelques trucs quand même, et c’était assez drôle !) :

 

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Un spectacle de danse je sais pas trop quoi remixée moitié techno : vraiment space :

 

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Et l’immanquable tango.

 

A 1h, Laura et July s’en vont. Laura 2, qui était arrivée un peu plus tard avec une amie, me dit qu’elles restent un peu, le temps de prendre un Fernet (un alcool argentin pas bon), et qu’elles comptent rentrer en remis, qu’elles me proposent de partager. Je refuse et dis que je préfère partir maintenant, je paye donc ma part, mais ce que je n’avais pas prévu, c’est les 25 pesos de spectacle : aoutch, un repas à plus de 50 pesos en tout, c’était pas prévu au programme !

En sortant le « portier » me demande si j’ai besoin qu’il m’appelle un remis. Je refuse de nouveau. Me voilà partie à pieds. Il est 1h15, une vingtaine de minutes de marche, je devrais arriver vers 1h30-1h45. Sauf que comme je vous l’ai dit un peu plus tôt, je suis partie sans plan. Et dans le mauvais sens. Bon, je n’avais qu’à marcher tout droit, c’était pas compliqué ! Mais je ne sais pas pourquoi, j’ai voulu faire autrement, ce qui fait que j’ai tourné plusieurs fois (à angle droit), et que je n’arrivais plus à revenir sur mes pas ! J’ai donc tourné pendant une bonne vingtaine de minutes avant de me retrouver… Au point de départ. Cette fois j’ai retrouvé mon chemin, mais je n’étais vraiment pas rassurée : à cette heure-là, il n’y a plus grand monde dans les rues, d’ailleurs même les remis sont durs à trouver (oui, là j’étais prête à en prendre un, faut dire que je me suis fait une belle frayeur quand même), et une fille qui se balade seule, c’est un peu moyen quand même. J’étais heureuse de trouver la place 9 de Julio, parce que je savais enfin quel chemin prendre mais le must, ça a été quand j’ai atteint l’Avenue San Martin : j’étais presque arrivée ! Et puis j’ai pu croiser les p… Demoiselles court-habillées et perchées sur de hauts talons du Parque San Martin.

 

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Une église croisée sur le chemin. Oui, j’ai quand même trouvé le moyen de prendre des photos…

 

Je suis finalement arrivée à l’auberge à 2h, soit ¾ d’heure après être partie de la peña, mais je crois que je n’ai jamais été aussi heureuse d’arriver dans un endroit qui ne m’était pourtant pas familier ! Le temps de me remettre de mes émotions, je me suis couchée à 2h30, seule au milieu des 6 lits de la chambre, abandonnant l’idée d’essayer de prendre le bus qui partait à 7h le lendemain pour Tilcara…

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mercredi 21 juillet 2010

Vallées Calchaquies : Payogasta-Cachi-Molinos-Cafayate

Nous avons donc mangé dans un beau petit resto, en plein milieu de nulle part : 2 maisons autour, maximum…

Au menu, je ne sais pas trop quoi prendre. Sous les conseils de Laura 2 (qui n’en savait pas beaucoup plus que moi, mais dont l’espagnol est au moins la langue maternelle), j’opte pour l’arrollito de cabreto (ou un truc du genre) accompagné de papas fritas : des chips de mini pommes de terre que l’on ne trouve que dans la région de Salta, où il existe d’ailleurs plus de 300 sortes de patates (dont la batata, une patate douce assez particulière)…

En fait, Laura 2 et moi nous sommes retrouvées avec de la viande de chèvre enroulée et fourrée avec différents légumes (carottes, poivrons, céleri, etc…), un peu comme une bûche. Quatre ou cinq tranches. Je me suis forcée, mais heureusement qu’il y avait les chips à côté ! Et je crois que Laura n’a pas vraiment apprécié non plus : chacune regardait l’assiette de l’autre pour savoir quand elle allait s’arrêter de manger…

 

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L’intérieur d’un bois de cactus !

 

Puis nous voilà repartis sur les routes, direction Cachi (environ 4 500 km d’Ushuaïa) ! (Prononcer « Catchi ») Passage au-dessus du Río Calchaquí… Et arrivée dans un petit village tranquille où l’on a pu profiter un peu du soleil et du calme pendant une petite demi-heure.

 

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En remontant dans la voiture, Fernando était entrain de discuter avec un « gaucho », qui s’est mis à me parler en français (enfin quelques mots, mais c’est déjà pas mal) : j’ai pas rencontré beaucoup d’Argentins le parlant… !

 

Re-voiture. Nous sommes maintenant sur la ruta 40, route nationale qui traverse tout le pays du nord au sud, et pourtant on roule sur une piste caillouteuse, sinueuse et dont la largeur dépasse parfois à peine celle de la voiture : dans ce cas-là, même si la conduite laisse parfois un peu à désirer, on n’a pas beaucoup d’autre choix que de faire confiance au chauffeur… Je ne me voyais pas louer une voiture toute seule (ce que beaucoup de touristes font), et je suis bien contente de ne pas avoir eu à le faire ! Au passage, j’ai malgré tout été agréablement surprise parce que depuis que je suis en Argentine, c’est une des premières fois où je suis montée dans une voiture et où TOUT LE MONDE mettait sa ceinture une fois installé.

Bref, revenons-en au principal : les paysages. On retrouve un peu de verdure, due au Río, et on peut voir quelques champs cultivés, en premier plan devant les montagnes plus arides.

 

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Au bout d’environ 1h de route plutôt remuante, alors que July et Laura sont à moitié endormies (je sais pas comment elles ont fait, vu le peu de suspensions de la voiture !), le guide fait un petit crochet pour nous emmener dans un petit village dont je ne connais pas le nom, très paisible et en plein milieu de nulle part, et nous montre l’église où il nous explique, à Laura 2 et moi, que ce n’est pas une porte à gonds, mais à je-sais-plus-quoi, et là j’ai appris qu’ils utilisent également l’expression « sortir de ses gonds », sauf que c’est pas des gonds, mais je sais pas comment ça s’appelle !

 

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Nous voilà de retour sur la ruta 40, en direction de Molinos. Paysage très aride. Lorsqu’on découvre le village au loin, on se demande bien ce qu’il fait là, alors que le Río est quasi à sec ! Une fois sur place, je suis rentrée voir l’église et, en sortant, je croise deux petites filles qui ont l’air d’avoir du mal à ouvrir leur bouteille de Coca : je leur propose donc mon aide. Elles m’ont alors demandé comment je m’appelais et d’où je venais, et un peu plus tard, alors qu’on visitait un petit musée, elles étaient toute contentes de m’appeler dès qu’elles me voyaient, et elles voulaient que je joue avec elles ! Enfin c’était rigolo…

 

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"On dirait le Suuuuud" : chanson qui m'est immédiatement venue à l'esprit quand je suis sortie de la voiture...

 

Nous reprenons la route pendant une bonne heure. Toujours de la piste. Je suis déçue : il y a des tas de paysages magnifiques : des couleurs, des formes extraordinaires, mais pourtant le guide ne s’arrête pas. J’essaie donc d’en profiter comme je peux à travers la vitre, mais pas moyen de faire de photos. En plus, le soleil commence à baisser sérieusement : j’ai bien peur qu’on ne soit partis direction Cafayate non-stop, sans plus en profiter…

 

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Une réserve d’eau, qui se forme naturellement après les fortes pluies, mais qui disparait ensuite (enfin c’est ce que j’ai compris).

 

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Et puis tout à coup, le guide nous dépose à un endroit, continue la route et nous dit qu’il nous attend plus loin. Nous sommes tout en bas de la piste, qui grimpe un peu quand même, et lorsque l’on arrive au sommet, il se trouve que le guide nous attend de l’autre côté en bas… Mais bon, la lumière est superbe, le paysage aussi : nous voici dans la Quebrada de las Flechas, une formation géologique des plus bizarres. En fait, les « montagnes » sont recouvertes de sédiments, ce qui fait que lorsqu’il pleut, ils se dissolvent et dégoulinent le long des parois, ce qui fait que l’on a l’impression d’avoir des montagnes en mousse. Assez parlé, voici les photos :

 

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On était tout en bas du chemin, là : deux-trois voitures et camions sont passés pendant qu’on marchait, on a donc pu prendre un petit bain de poussière bien sympa…

 

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A vrai dire, je ne sais pas trop dans quel sens la photo a été prise…

 

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Et le guide nous attendait tout au bout du chemin, juste avant le dernier virage qu’on peut voir sur la photo.

 

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On dirait un fantôme

 

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Une fois arrivées jusqu’à Fernando, il nous raconte quelques petits trucs, puis nous dit de le suivre. Nous avons alors grimpé pratiquement tout en haut du dernier pic qui est dans l’ombre, sur la photo précédent le « fantôme », et là c’était tout simplement magique… Une fois en haut, j’étais un peu réticente à aller plus loin, car peu de place pour marcher et assez glissant, mais je ne l’ai finalement pas regretté, parce que c’était juste unique… De là, en plein milieu des montagnes, Fernando nous a expliqué la formation de ces « flèches » si bizarres, et on a pu admirer le coucher de soleil dont la lumière se reflétait sur la montagne devant nous, ainsi que la vue à quasiment 360°… Presque pas de photo car il n’y avait plus assez de lumière et ça n’aurait sûrement rien rendu, mais c’était vraiment magique.

 

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Puis après ces émotions, nous sommes repartis, direction Cafayate. La piste durait encore plusieurs dizaine de kilomètres, et la nuit tombait sérieusement, mais comme l’a dit Fernando, c’est limite moins dangereux la nuit parce que dans les virages, au moins, on voit les phares !

 

Là, alors que les autres discutaient ou dormaient (ou conduisaient aussi, tant qu’à faire…), j’avais les yeux rivés sur le ciel pour observer les étoiles, qui sont bien plus visibles et bien plus belles qu’en France. Eh oui, c’était assez bizarre, mais on les voyait tellement bien que j’avais l’impression qu’elles étaient en relief !

 

 

 

Je ne saurais pas dire vers quelle heure on est arrivé à Cafayate, vers 20h-20h30 je pense. Laura et July avaient réservé un hôtel. Laura 2 et moi, non. Fernando avait proposé qu’on dorme dans le même hôtel que les filles, mais étant donné que j’avais un budget un peu serré pour mes 5 jours, j’ai trouvé que 60 pesos la nuit, ça faisait un peu trop cher (oui, j’ai fait ma chiante !) alors que j’avais des adresses d’auberge à moins de 40 pesos… En arrivant, on a donc déposé July et Laura, sachant que Fernando nous avait réservé une table dans une peña avant 21h30. Et là, on a fait plusieurs auberges, même une dont les proprios étaient visiblement français (d’ailleurs, Fernando voulait absolument que je me trouve un gaucho, et même un gaucho français), mais elles étaient toutes pleines. Au final, on a enfin réussi à en trouver une, on a eu une chambre de 4 pour deux, et on en a eu pour 40 pesos (8€) avec petit-dej’ inclus…

 

Le seul petit problème c’est qu’on a dû arriver vers 20h45, qu’on devait se laver toutes les deux, et qu’il fallait attendre AU MOINS ¼ d’heure que l’eau chauffe (+ encore attente entre les 2 douches) : arriver avant 21h30, c’était donc mission impossible…

 

On est arrivé vers 22h, et en fait (je ne l’ai compris que le lendemain), le principe d’une peña, c’est un resto où il y a des spectacles, en gros…

 

Ce soir-là, c’était pas top : un mec qui chantait plus ou moins, apparemment c’était comique, mais je comprenais pas, et puis j’étais tellement crevée que je n’avais pas la force d’écouter et de comprendre !

 

Niveau repas, les filles ne se sont pas régalées. Moi, j’avais pris des tallarines : ce sont des nouilles, une valeur sûre : au moins je sais ce que je mange !

 

On est rentré vers 23h30 – minuit je crois, et le lendemain, Fernando nous a dit qu’il passerait nous chercher entre 10h30 et 11h, ce qui nous laissait du temps pour dormir (et c’était pas du luxe) et également nous balader un peu dans Cafayate…

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mardi 20 juillet 2010

Vallées Calchaquies : Salta-Payogasta

Samedi 10 Juillet :

 

Réveil à 6h30. Le départ de l’excursion était annoncé à 7h sur le prospectus, mais à la réception ils m’avaient dit que ce ne serait sûrement pas avant 7h30.

Le petit déjeuner est copieux ! (Les numéros correspondent aux chambres : 2 croissants par personne + 1 petit pain dont je ne connais pas le nom).

 

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J’ai attendu un certain temps, et au final le guide n’est arrivé que vers 8h… Je m’attendais à voir un minibus avec une vingtaine de personnes à l’intérieur, comme à Mendoza, mais en fait non ! On était quatre dans un Kangoo, avec le guide, Fernando, rien que pour nous. C’était vraiment super !

 

Je monte dans la voiture. J’ai à peine le temps de dire bonjour que l’on me saute dessus en me demandant « T’as un thermos ?! » « Euh… Non ^^’ » Eh oui, le mate, c’est sacré, et malheureusement pour elles, les filles n’avaient qu’un petit thermos de 50 cl…

Après ce premier contact assez particulier, on fait un peu connaissance des gens avec qui on va passer les deux jours suivants : Fernando, le guide ; Laura et July, deux voisines de Buenos Aires un peu spéciales ; Laura 2, d’une petite ville près de Cordoba et qui connaissait San Francisco (le monde est petit…) et moi-même.

 

Premier arrêt pour acheter ce qu’il manque éventuellement. Là, le guide nous conseille d’acheter des feuilles de coca, parce qu’on va monter assez haut en altitude. Me voilà donc partie acheter mon petit paquet et là, un gars s’est mis à me parler dans un anglais totalement incompréhensible, il ne voulait pas me lâcher et me proposait de venir avec lui pour qu’il me fasse la visite en anglais… Mais bien sûr ! Ce qui était marrant, c’était cette grosse boule que formait sa joue : une accumulation de feuilles de coca ! Et il n’était pourtant que 8h du mat’…

 

En sortant de la ville, on continue à faire connaissance : quand j’annonce que j’étudie la qualité alimentaire, le guide s’est mis à parler de… L’IFS ! Alors là, j’ai halluciné, parce que déjà en France, si tu parles de l’IFS à quelqu’un, y a peu de chances qu’il sache ce que c’est, mais là, en Argentine quoi ! C’était quoi la probabilité ???

Et puis, autre surprise : il se trouve que Laura 2 est étudiante en chimie et… Microbiologie ! Vous trouvez ces petites coïncidences rigolotes ? J’en ai pas fini : attendez un peu que je vous raconte mon voyage à Tilcara… Mais faudra patienter encore un peu, avant je dois choisir parmi les 419 photos que j’ai prises sur ces 2 jours lesquelles je vais bien pouvoir vous montrer…

 

Revenons-en à nos moutons. Enfin les moutons, on les verra plus tard : revenons-en à nos montagnes. Le lever de soleil sur les monts entourant la ville, c’était tout simplement magnifique. Mais je n’étais pas au bout de mes surprises, et même si j’en ai pris plein la vue à Mendoza, c’est totalement différent por alla, d’ailleurs ce n’est pas comparable !

 

Premier arrêt photo : je ne me souviens pas du nom, mais c’était chouette.

 

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Puis on repart, et on empreinte une piste caillouteuse, pas très large et plutôt sinueuse (avec conduite assez floklo) : le paysage change rapidement, la verdure est déjà moins présente qu’à l’arrêt précédent, et pourtant on n’a fait que quelques kilomètres !

 

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Deuxième arrêt photo, je ne me souviens toujours pas du nom :

 

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Puis retour sur la route, où cette fois le paysage est carrément différent : adieu la verdure, bonjour sécheresse et cactus, et apparition de belles couleurs !

 

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Encore un arrêt. C’est vraiment magnifique, mais ce n’est que le début…

 

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Et retour sur la route, encore des paysages et des paysages…

 

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Et des couleurs hallucinantes… Le NOA, c’est le paradis des géologues !

 

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Premiers lamas :

 

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Puis arrêt technique d’une dizaine de minutes (pause pipi, etc…). Sauf que ça a duré un peu plus longtemps que prévu, parce que Laura s’est aperçu en sortant de la voiture qu’elle avait oublié son sac à dos (avec argent, papiers et tout le tralala) deux arrêts auparavant, soit la photo de Mr Renne sur le panneau… Elle retourne donc sur nos pas avec le guide, pendant que Laura 2, July et moi-même restons sur place, à profiter du paysage, et siroter un mate pour les 2 autres. Et tout à coup, on a vu un troupeau de moutons et chèvres débarquer et traverser la route… Surprenant, et saisissant !

 

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July et Fernando reviennent. Le temps de faire chauffer de l’eau pour le thermos, et nous voilà repartis sur les routes ! Cette fois, ça commence à grimper sérieusement : le guide nous dit qu’il est temps d’utiliser les feuilles de coca : on en coince 4-5 feuilles entre la joue et la gencive, et on laisse la salive faire le reste ! En fait, ça permet de lutter contre l’altitude en augmentant le taux de globules rouges dans le sang. La feuille de coca est autorisée sur tout le territoire argentin, et ce n’est pas de la drogue ! Le guide nous a expliqué que pour libérer une quantité d’alcaloïdes suffisante pour avoir un effet, il faudrait consommer 13kg de feuilles de coca en quelques minutes… Autant dire que c’est impossible…

 

Route plutôt inconfortable (piste), virages et altitude : July ne se sent pas bien. On fait donc un petit arrêt un peu plus tôt que prévu, histoire qu’elle récupère un peu. La vue est déjà impressionnante :

 

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Puis nous reprenons la route, et nous voilà devant une superbe vue de la Cuesta del Obispo (mais non, pas Pascal), à 3290m d’altitude… Magnifique. Au loin, on aperçoit les nuages, plus bas que les montagnes, et qui commencent à recouvrir la vallée d’où l’on vient.

 

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Encore une petite grimpette, et nous voici à Piedra del Molino, 3348 m d’altitude, avec sa croix, sa petite chapelle, et sa superbe vue :

 

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Retour sur la route. Cette fois, le paysage change du tout au tout. Les montagnes ne sont plus verdoyantes, d’ailleurs il y a moins de monts. La végétation est quasi inexistante, seuls les cactus et quelques herbes sèches trainent par-ci par-là. On aperçoit quelques guanacos, cousins des lamas, mais qui sont à l’état sauvage (alors que lamas et alpagas sont domestiqués) :

 

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Et là, trois ou quatre ânes en plein milieu de la route…

 

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Puis arrivée sur la recta Tin-Tin, au milieu du parc national de Los Cardones : une ligne droite de 15 km construite par les Incas (bon bien sûr, imaginez-la sans bitume…) et qui ne présente que 15° de déviation d’un bout à l’autre…

 

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Des cactus qui peuvent vivre jusqu’à 400 – 500 ans…

 

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J’ai voulu lui faire un câlin, mais avec des épines de 15cm, j’ai pas trop osé m’approcher… !

 

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Dernier arrêt avant d’aller manger : quelques ruines, un petit tas de pierres… Et bien sûr, toujours une vue magnifique, à 360°.


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Puis nous reprenons la route, direction Payogasta, tout petit village où nous avons mangé... Mais la suite, ce sera pour plus tard !

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vendredi 16 juillet 2010

Infos locales

Vous vous en fichez sûrement, mais ça fait partie de mon quotidien en ce moment…

 

C’est peut-être la canicule en France, mais ici, une vague de froid immense est apparue depuis le début de la semaine, et ça caille sévère ! Il neige à Mendoza, mais également dans des endroits assez inhabituels, notamment à Buenos Aires… Et aussi à Cordoba, mais apparemment c’est deux-trois flocons. N’empêche que ça a l’air d’être suffisamment rare pour être relevé !

 

Sinon, j’ai eu de la chance, Pochocha m’a dit hier soir que les colectivos (bus), enfin plutôt les chauffeurs, étaient en grève depuis hier matin, et les aéroports aussi apparemment : heureusement que je suis rentrée mercredi !

 

Et enfin, dernière actualité du pays, dont j’ai pas mal entendu parler depuis mon arrivée, puisque comme pour tout débat, il y a les « pro » et les « anti » : la loi autorisant le mariage homosexuel a été votée dans la nuit de mercredi à jeudi, à 33 voix contre 27, après une quinzaine d’heures de débat par le Sénat. L’Argentine devient ainsi le 7ème pays (je crois, mais je ne l’affirme absolument pas !) à l’autoriser… De quoi donner matière à réfléchir…

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Salta la linda

Je vous l’avais promis : vous allez être gâtés. Trois articles en deux jours, profitez-en, ça n’arrivera pas souvent !

 

Tout d’abord, petite précision : le 9 Juillet est férié en Argentine. Jour de Fête Nationale, encore une. Cette fois, on fête el dia de la Independencia, ou Indépendance, pour les non initiés. Encore une occasion pour moi de profiter de mon temps libre pour visiter un peu le pays…

 

Mardi 6 Juillet :

 

Ca fait déjà un certain temps que je dis que je vais à Salta pour mon long week-end. Nadia m’avait proposé la semaine d’avant de ne pas prendre 1 mais 2 jours en plus, pour avoir plus de temps pour visiter. Eh oui, je n’avais pas de programme établi, car il y a des tas de choses à voir dans le NOA (Nord-Ouest Argentin), et j’avais énormément d’hésitations sur ce que j’allais bien pouvoir faire.

Le soir, Nadia passe me chercher pour aller acheter mes billets de bus : c’est décidé, je repartirai le mardi soir, ce qui me laisse 5 jours complets sur place. Le hic c’est que ça me fait arriver le mercredi midi à San Francisco, donc j’ai 2 jours et demi à rattraper… Tant pis, je n’aurai pas une occasion comme celle-ci 50 fois dans ma vie.

 

Mercredi 7 Juillet :

 

Troisième jour où je commence à 8h. Mon problème est que je n’arrive pas à me coucher tôt le soir, et étant donné que je n’avais dormi que 4h dans la nuit du samedi au dimanche précédent, la fatigue s’est accumulée.

Je suis crevée toute la journée. Pas moyen de me concentrer sur le boulot l’après-midi : je lis des documents, mais ne sais absolument pas ce qu’ils racontent. J’ai mal à la tête, je m’endors devant l’écran, j’ai mal au dos, des frissons.

17h, je pars de la boîte frissonnante, je ne sais même pas si mes jambes me porteront jusque chez Pochocha. Je rentre, avertis Pochocha que je ne me sens pas bien et goûte sans avoir faim. Elle me demande ce que je compte faire le lendemain : en vérité, je n’en ai aucune idée. Les billets sont achetés, j’en ai eu pour 500 pesos (100 euros), et j’ai vraiment pas envie de rester enfermée ce week-end, surtout après m’être préparée psychologiquement à ce que j’allais voir !

J’ai l’impression d’avoir de la fièvre, j’ai peur d’avoir chopé la grippe, d’autant plus que Pochocha était malade juste avant ! Je vais donc me coucher après avoir pris un paracétamol et dors environ 1/2h.

En me réveillant, je suis encore fatiguée, mais je me sens un peu mieux. Le soir, je n’ai pas spécialement faim, encore une fois.

 

Jeudi 8 Juillet :

 

Je décide de n’aller bosser qu’à 9h. Le réveil est difficile, mais je n’ai plus autant mal à la tête, et je me sens un peu mieux.

La veille, je m’étais inscrite sur un forum de voyage, pour savoir un peu ce que j’allais bien pouvoir faire une fois à Salta. Eh oui, je pars le jour même, et je n’ai toujours pas de programme défini…

Mon idée était de faire une excursion sur 2 jours, et de trouver quelque chose à faire le troisième jour, me réservant le 1er et le dernier dans la ville de Salta.

Finalement, 5 minutes avant de partir du boulot, j’ai eu ma réponse. Je ferai donc 2 jours d’excursion en faisant la boucle Salta-Cachi-Cafayate-Salta, puis je prendrai le bus direction Tilcara le lundi, pour revenir sur Salta le mardi ! On m’avait conseillé une adresse d’agence, dont j’avais soigneusement pris note.

Départ du boulot à 15h, je suis encore crevée. Nadia partait en même temps, elle m’a donc déposée chez Pochocha en voiture. Passage par la douche, puis je mets les affaires que j’avais préparées la veille dans mon sac et demande à Pochocha de m’appeler un remis. Et hop, en voiture Simone ! Je discute un peu avec le chauffeur sur le trajet, mais j’ai du mal à comprendre son accent, il ne doit pas être du coin… !

Petite frayeur en arrivant à la gare routière : j’ai cru que j’avais oublié de prendre des sous ! En fait, j’avais juste mal vu : ouf, j’aurais pas eu le temps de faire l’aller-retour si ça avait été le cas…

Départ de San Francisco à 16h15 (ou presque), c’est parti pour un peu plus de 3h de bus jusqu’à Cordoba. Et là, ça a vraiment été long, parce qu’il n’y avait aucun service et ils n’ont même pas mis un film… Enfin comme j’avais re-mal au crâne et que j’étais crevée, j’ai dormi un peu.

 

Arrivée à Cordoba vers 19h45, il y a un peuple monstre dans le terminal : long week-end oblige… Je ne sais pas s’il y aura un service dans le bus jusqu’à Salta, et comme je voyage avec la même compagnie que pour San Francisco-Cordoba, je me dis que s’ils ne distribuent même pas un petit en-cas, ça va être très long… Je m’achète donc un paquet de gaufrettes, en me disant que j’aurai au moins quelque chose dans le ventre.

 

Départ à 20h30, c’est parti pour 13h15 de bus ! Finalement, ils nous distribuent un petit paquet avec des crackers, des espèces de Smarties et un alfajor : deux biscuits recouverts de chocolat et entre lesquels se trouve une couche de dulce de leche.

Je regarde le film, visiblement pas très passionnant puisque je ne me souviens plus de ce que c’était, puis je me décide à prendre un comprimé pour dormir à 23h30 (dormir une nuit entière dans un bus c’est tout simplement impensable pour moi).

 

Je n’ai pas trop bien dormi : ils mettent le chauffage à fond, ce qui fait que je me suis réveillée plusieurs fois en sueur, mais à chaque fois que j’enlevais mon pull, je me réveillais parce que j’avais trop froid… Dur, dur !

 

Vendredi 9 Juillet :

 

Réveil vers 8h, j’ai donc pu voir un peu le lever du soleil, mais j’étais totalement dans le gaz, donc je n’en ai pas trop profité !

 

Finalement, arrivée à Salta à 10h15, au lieu des 9h45 prévues. Après avoir eu trop chaud dans le bus, je ne me sens pas très bien. Je décide d’abord d’aller déposer mes affaires à l’auberge de jeunesse que j’avais réservée pour la nuit, mais je ne pars pas dans le bon sens (ahhh mon sens de l’orientation légendaire… !). Passage par le parc San Martin (il est partout, celui-là : forcément, c’est le père de la Nation !), d’où on a une chouette vue sur le Cerro San Bernardo, colline qui domine la ville.

 

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Enfin, je trouve l’AJ vers 11h. Je dépose mes affaires, prends une douche, puis demande à l’accueil ce qu’ils proposent comme excursions. On me dit qu’il y en a une sur deux jours, mais que je vais en avoir pour cher. Je réponds donc que je vais d’abord voir ce qu’il y a en ville, puis que je prendrai celle de l’AJ si je ne trouve rien d’autre.

Direction l’adresse de l’agence que l’on m’avait conseillée. Sur le chemin, des tas d’autres agences de voyage avec des vendeurs à l’extérieur qui te sautent dessus pour te proposer une excursion : ah, ils savent les reconnaitre, les non-salteños ! J’ai pu me rendre compte que Salta est vraiment une chouette ville, entourée de montagnes et avec de beaux bâtiments coloniaux et plein de couleurs, ce qui change un peu de ce que j’ai pu voir jusqu’à maintenant !

 

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Sur le chemin, un Argentin avec un blouson aux couleurs de la France…

 

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L’agence n’est pas tout près. En plus, en arrivant dans la rue, je me suis rendue compte encore une fois que j’étais allée trop loin : demi-tour ! Comme je l’avais prévu, jour férié oblige, l’agence est fermée… Tant pis, je prendrai l’excursion de l’AJ, parce que je n’ai pas envie de passer mon après-midi à comparer les prix des différents tours qu’on me propose…

 

N’ayant pas eu de vrai repas depuis la veille à midi, je retourne sur la Plaza 9 de Julio, place centrale de la ville, pour trouver un endroit pour manger. J’opte pour le « MAAM bar » : le bar accolé au Museo de Arqueología de Alta Montaña, et commande une tamales, spécialité locale. Il s’agit d’une purée de maïs (un peu comme de la pollenta) fourrée avec de la viande et des oignons je crois, le tout bouilli, emballé dans des feuilles de maïs. Bon, j’ai pas aimé, mais ça nourrit ^^’. En dessert, une salade de fruits, avec des vrais fruits, pas ceux en boîte, et vraiment très bonne ! Le tout sur la terrasse, à côté de la Plaza. Il faisait vraiment chaud, mais vers 14h, le vent s’est levé et c’était un peu moins supportable, surtout à l’ombre !

 

Quelques bâtiments autour de la place, et la Plaza elle-même, entourée d’orangers :

 

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La Iglesia Catedral

 

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Bâtiment abritant, entre autres, le MAAM et qui fut la première école normale de Salta (c’est ce que nous a dit le guide du lendemain…)

 

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Le (la) fameux(se) tamales

 

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Casa de Gobierno

 

Puis j’ai voulu aller visiter le MAAM, mais pas de bol, la caisse était fermée pour cause de changement de caissier. Je suis donc allée faire un tour, sans pour autant trop m’éloigner. Et là, j’ai pu voir la Iglesia San Francisco, impressionnante avec ses couleurs rouge et jaune !

 

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Comme il était à peu près 15h, je n’ai pas pu y rentrer. Eh oui, n’oubliez pas, c’est l’heure de la sieste pour les Argentins, et les villes sont généralement endormies entre 13h et 17h !

Puis passage devant un bâtiment à l’architecture originale, je ne sais pas ce que c’était mais j’ai trouvé ça chouette, et puis il y avait des mosaïques représentant des scènes de la vie quotidienne andine sous le porche :

 

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Retour sur la Plaza 9 de Julio :

 

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Passage devant le MAC (Museo de Arte Contemporaneo)

 

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Puis la statue de San Martin (tiens, tiens…)

 

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Le Cabildo

 

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Et d’autres bâtiments…

 

Je suis alors retournée au MAAM, et là j’ai pu le visiter. C’est un musée qui présente des objets qui ont été découverts aux côtés de 3 momies d’enfants offerts en sacrifice par les Incas. Et le clou de la visite : le corps de l’un des 3 enfants, bien sûr… Visite super intéressante et super impressionnante, les corps sont incroyablement bien conservés, on pourrait presque croire qu’ils sont vivants.

 

Et pour les plus initiés, j’ai été bluffée du travail qui a été réalisé pour conserver les corps dans le meilleur état possible, ça a dû être un projet super intéressant sur lequel bosser, d’autant plus que ça doit être une première mondiale. Petite explication : les momies ont été découvertes à plus de 6 700 m d’altitude, enterrées et bien entendu congelées. Le but est donc de les conserver dans le meilleur état possible sans qu’elles s’altèrent. Elles sont donc placées dans des caissons totalement stériles, à -20C°, lesquels sont placés dans une chambre à -10°C. Enfin bref, ça vous parle peut-être pas, mais pour la future ingénieure en microbiologie que je suis (ahem…), je dois avouer que ça m’aurait bien plu de bosser sur un cas comme ça !

 

Après la visite, je décide de retourner à l’auberge. Eh oui, je n’ai toujours pas d’excursion pour le lendemain, et il vaut mieux que j’aille confirmer assez tôt, afin qu’ils puissent appeler l’agence en question ! Plusieurs possibilités sont proposées : on peut faire Salta-Cafayate en une journée et Salta-Cachi en une journée, ou alors, faire la boucle Salta-Cachi-Cafayate-Salta en deux jours, dans un sens ou dans l’autre. Le hic, c’est que c’est quand même assez cher (450 pesos, soit environ 90 €) et que la nuit et les 3 repas ne sont pas compris… Tant pis, je décide de faire comme ça malgré tout, j’ai prévu un peu juste niveau argent, et ça m’a un peu turlupinée pendant une grande partie du week-end, mais je veux en voir le plus possible, et si je dois me serrer un peu la ceinture, et bien je le ferai ! J’en profite également pour regarder les horaires de bus pour Tilcara, le lundi suivant.

 

Retour en ville, en passant devant quelques belles bâtisses :

 

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 Cette fois, les églises sont ouvertes, je passe donc par la cathédrale, à la nef impressionnante :

 

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Puis retour à l’église San Francisco, où l’on n’avait pas le droit de prendre de photos, avec son cloître accolé :

 

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Puis retour sur la place, à nouveau, by night :

 

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Bon, j’ai pas vraiment assuré à Salta, je dois bien l’avouer. Je suis loin d’avoir vu tout ce qu’il y avait à voir, mais j’étais fatiguée et j’avais énormément mal au dos, ce qui fait que je n’avais pas vraiment le courage de marcher beaucoup, et il y a des tas de musées qui devaient être intéressants à voir, mais que je n’ai pas fait non plus, notamment à cause des horaires. Oui, parce qu’il n’y a pas que la place 9 de Julio, il y a aussi pas mal d’autres endroits sympa, mais j’ai trouvé que c’était le plus calme, donc tant pis pour le reste, j’en ai profité malgré tout…

 

La nuit tombée, je me suis baladée dans les rues piétonnes, où il y a un monde monstrueux. Comme il était assez tôt, je ne voulais pas manger tout de suite, même si j’avais aperçu un petit resto italien pas très cher. J’ai donc continué à marcher, puis comme j’avais mal au dos, je me suis posée sur un banc en attendant que le temps passe et en me demandant que faire… Et puis j’ai décidé de retourner sur la place, et grand bien m’en a pris ! Là, une école de danse donnait un spectacle sur une placette accolée à la Plaza 9 de Julio. Je suis donc restée regarder, et j’ai vraiment apprécié de pouvoir voir des danses traditionnelles ! Je n’ai pas pris de photos, mais par contre j’ai plein de vidéos !

 

Fin à 21h30, je cherche donc mon petit resto italien, que j’ai eu bien du mal à retrouver… Là, j’ai eu l’impression que tous les regards se posaient sur moi quand je suis rentrée, mais tant pis, j’en pouvais vraiment plus, j’ai cru que j’allais rester bloquée tellement j’avais mal au dos.

 

Après avoir mangé mes lasagnes sans grande conviction, je suis retournée à l’auberge, totalement morte et bien contente d’arriver, d’autant plus que je ne voulais pas me coucher trop tard parce que le lendemain je devais me lever tôt.

J’ai demandé s’il y avait de la place pour la nuit du dimanche au lundi, et s’il y avait moyen que je laisse des affaires sur place pendant mes deux jours d’excursion : aucun problème. Génial !

La chambre, contre l’avenue, était plutôt bruyante à cause du passage de voitures mais m’en fiche, je prévois toujours mes boules quies ! Et puis c’était assez sympa, car il n’y avait que 3 lits : un occupé par une fille que je n’ai pas vue, qui a dû rentrer quand je dormais, et l’autre occupé par une femme qui est arrivée quand je suis rentrée. J’ai donc discuté rapidement avec elle, mais elle est partie prendre sa douche et moi, je n’avais qu’une envie, c’était de dormir, parce que le lendemain, réveil à 6h30 et la nuit dans le bus avait été plutôt courte !

Au final, j’ai dû m’endormir vers 0h30-1h, mais après, j’ai dormi comme un bébé jusqu’à la sonnerie du réveil !

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